Les États-Unis saluent une première avancée concrète dans la mise en œuvre du mécanisme de libération des prisonniers prévu par le processus de Doha entre la République démocratique du Congo et l’AFC/M23. Le conseiller spécial du président américain Donald Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a réagi au transfert de quinze détenus effectué entre le 6 et le 7 août 2026, y voyant un signal encourageant pour la consolidation de la confiance entre les parties.
Cette opération, annoncée vendredi par le Gouvernement congolais, a été facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), intervenu comme intermédiaire neutre. Les quinze personnes libérées ont été transférées depuis Beni avant d’être remises à l’AFC/M23, avec un transit par l’Ouganda.
Dans une déclaration, Massad Boulos a salué ce qu’il présente comme le premier transfert réalisé dans le cadre du mécanisme d’échange de prisonniers prévu par le cadre de Doha.
« Les États-Unis reconnaissent le premier transport et le transfert de 15 détenus des autorités de la RDC à l’AFC/M23 en vertu du mécanisme d’échange de prisonniers du cadre de Doha », a-t-il déclaré.

Pour Washington, cette étape dépasse la seule question du transfert des détenus. Elle constitue un élément de confiance susceptible de contribuer à créer les conditions nécessaires à une solution politique durable au conflit dans l’Est de la RDC.
Le conseiller spécial américain a particulièrement insisté sur le rôle joué par le CICR dans la sécurisation de l’opération.
« Nous apprécions profondément le rôle vital de coordination du @CICR dans le transfert en toute sécurité des individus des deux côtés », a souligné Massad Boulos.
Les États-Unis ont également salué l’implication du Qatar, qui accompagne le processus aux côtés du CICR. Doha joue en effet un rôle central dans les efforts de médiation visant à rapprocher Kinshasa et l’AFC/M23 autour d’un cadre de règlement du conflit.
Pour Washington, la réussite de cette première opération constitue un signe d’« élan croissant vers une paix durable » et de « confiance renouvelée entre les communautés touchées par le conflit ».
Tout en saluant cette avancée, l’administration américaine encourage les parties à ne pas s’arrêter à cette première étape.
« Les États-Unis remercient le Qatar pour son travail continu avec le CICR sur ce processus et encouragent les parties à poursuivre cette dynamique vers une mise en œuvre complète », a indiqué Massad Boulos.
Cet appel intervient alors que le processus de Doha doit encore franchir plusieurs étapes avant d’aboutir à un accord de paix global. La mise en œuvre effective et réciproque des engagements pris par les parties demeure ainsi au cœur des attentes internationales.
Le transfert des quinze détenus apparaît dès lors comme une première concrétisation des mesures de confiance prévues dans le cadre de Doha. Pour Washington, cette avancée doit désormais servir de point d’appui à la poursuite du dialogue et à la mise en œuvre intégrale des engagements en faveur d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


