Derrière la transformation progressive de l’avenue Mapenza, dans la commune de Ngaliema, se cache une autre réalité : celle des familles qui peinent encore à retrouver un toit après les opérations de démolition menées dans cette zone.
Alors que les travaux de réaménagement de la voirie avancent et donnent progressivement un nouveau visage au quartier, certaines familles affectées par la libération des emprises restent confrontées aux conséquences sociales de cette intervention. Faute d’alternative, deux familles auraient choisi de rester sur le site même des travaux, exposées aux conditions difficiles liées à l’évolution du chantier.
Les images prises sur place par Zolanews montrent une situation préoccupante. Des habitants tentent de survivre dans un environnement qui n’est plus adapté à une occupation humaine, entre poussière, travaux en cours et incertitude quant à leur avenir.
Les opérations de démolition menées sur l’avenue Mapenza visaient à libérer les espaces occupés le long de la rivière, à réorganiser l’emprise publique et à favoriser l’aménagement des infrastructures routières, notamment dans une perspective de prévention des risques d’inondation.
Mais pour certaines familles concernées, cette transformation urbaine représente également une épreuve difficile. La perte de leur habitation les a plongées dans une situation de précarité, avec une question devenue urgente : où se reloger ?
Sur le terrain, ces familles appellent les autorités compétentes et les acteurs sociaux à trouver une solution adaptée à leur situation. Leur principale préoccupation demeure l’accès à un logement ou à un accompagnement pouvant leur permettre de traverser cette période de transition.
Si l’amélioration des infrastructures constitue un enjeu majeur pour une métropole comme Kinshasa, la situation de ces habitants rappelle également l’importance d’intégrer la dimension sociale dans les grands projets d’aménagement urbain.
Le défi pour les autorités consiste désormais à concilier développement de la ville et protection des populations affectées, afin que la modernisation des quartiers puisse également bénéficier aux communautés concernées.
Ben Mandjolo


