« Une population connue est une population mieux servie ». C’est autour de ce message que le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, poursuit la campagne de sensibilisation au deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), prévu en 2027 en République démocratique du Congo.
Après Bandundu-Ville, dans la province du Kwilu, le mardi 4 août 2026, le ministre s’est rendu à Inongo, chef-lieu du Mai-Ndombe, le mercredi 5 août, pour mobiliser les autorités provinciales, les leaders communautaires et les forces vives autour de cette opération nationale considérée comme un outil essentiel de planification du développement.
Aux côtés des gouverneurs des deux provinces, Guylain Nyembo a insisté sur l’importance de disposer de données fiables sur la population congolaise afin de permettre à l’État de mieux répondre aux besoins réels des citoyens.
« Se faire recenser, c’est donner de la valeur à son existence dans les politiques publiques. Une population connue est une population mieux servie », a déclaré le ministre du Plan.
Pour le gouvernement, le RGPH-2 représente bien plus qu’une simple collecte de données statistiques. Il constitue une base indispensable pour orienter les investissements publics, améliorer la répartition des infrastructures sociales, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des routes et des services essentiels.
Lors de sa mission dans le Grand Bandundu, Guylain Nyembo a appelé les autorités locales à jouer un rôle actif dans la sensibilisation des populations. Les gouverneurs, responsables des entités territoriales décentralisées, chefs coutumiers, confessions religieuses, organisations de la société civile et jeunes ont été encouragés à devenir des ambassadeurs de cette opération.
« Nous attendons que personne ne soit oublié. Tout le monde doit se faire recenser obligatoirement », a rappelé le ministre, annonçant le déploiement prochain des agents chargés de recueillir les premières informations auprès des ménages avant la grande phase du recensement prévue en 2027.
Cette étape préparatoire vise à renforcer l’adhésion de la population et à garantir une meilleure organisation sur le terrain. Les autorités souhaitent ainsi éviter les insuffisances liées à l’absence de données actualisées sur la démographie congolaise, qui compliquent souvent la planification des politiques publiques.

À Bandundu comme à Inongo, la mobilisation a réuni plusieurs couches de la société, avec un appel commun : faire du RGPH-2 une réussite collective au service du développement de la République démocratique du Congo.
Grâce aux informations qui seront collectées, l’État entend disposer d’une photographie plus précise de la population congolaise afin d’adapter ses programmes aux réalités locales et de mieux accompagner les provinces dans leur développement.
Lydia Mangala


