La province du Haut-Katanga a commémoré la Journée nationale du GENOCOST à travers une cérémonie de recueillement organisée à Lubumbashi, dans le bâtiment du 30 Juin. Autorités provinciales, victimes, représentants des institutions et plusieurs invités se sont réunis pour rendre hommage aux millions de Congolais victimes des crimes commis en République démocratique du Congo.
Présidant cette commémoration, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a qualifié le GENOCOST de « blessure encore ouverte dans la conscience nationale », appelant les Congolais à préserver la mémoire des victimes et à œuvrer pour la paix.

« Le GENOCOST n’est pas une simple page d’histoire, c’est une blessure encore ouverte dans la conscience nationale et aucun Congolais ne doit rester indifférent face à la souffrance de son frère. En ce jour de mémoire, nous nous inclinons avec respect devant les millions de nos compatriotes innocents tombés sous les balles, les massacres, les déplacements forcés et les violences qui ont meurtri l’Est de notre pays », a déclaré le gouverneur intérimaire.
Au nom de la province, Martin Kazembe Shula a également exprimé sa compassion envers les survivants et les familles des victimes, rappelant que la paix repose sur l’unité, la justice, la vigilance et le patriotisme.

« Cette commémoration rappelle que la paix n’est jamais acquise. Elle se construit chaque jour par l’unité, la justice, la vigilance et le patriotisme », a-t-il ajouté.
Prenant la parole à son tour, le coordonnateur provincial du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), Alex Kambazo, a souligné que le GENOCOST ne devait pas se limiter à une cérémonie annuelle, mais constituer un engagement permanent en faveur de la solidarité nationale et de la reconnaissance des victimes.
Il a notamment invité la jeunesse à devenir un acteur de paix en rejetant les discours de haine, les divisions et toutes les formes de violence susceptibles de fragiliser la cohésion nationale.

La cérémonie s’est déroulée dans un climat de recueillement, marqué par l’allumage de bougies en mémoire des victimes ainsi que par la signature d’une pétition appelant à la reconnaissance des crimes commis en République démocratique du Congo et au rejet de toutes les formes de violence.
Le Haut-Katanga s’engage à préserver le devoir de mémoire, à soutenir les victimes et à promouvoir les valeurs de justice, de vérité et de paix, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Lydia Mangala


