Que se passe-t-il en République démocratique du Congo, précisément dans la capitale, Kinshasa ?
Les conditions dans cette ville ne permettent-elles plus aux femmes de vivre leur grossesse sereinement et d’accoucher en toute sécurité ?
Ou faut-il plutôt s’interroger sur les pratiques de certains professionnels de santé, le manque de professionnalisme, les conditions de prise en charge dans les structures sanitaires ou encore d’autres facteurs ?
Quelles sont réellement les causes de ces drames ?
En République démocratique du Congo, la mortalité maternelle demeure un problème majeur de santé publique et figure parmi les plus préoccupantes au monde.
Selon les estimations et les données sanitaires disponibles :
Par heure et par jour : environ quatre femmes perdraient la vie chaque heure des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, soit près de 29 femmes par jour selon certaines données de notification.
Par an : pour la seule année 2022, environ 7 000 décès maternels auraient été recensés dans le pays.
Ratio de mortalité maternelle : il est estimé à environ 547 décès pour 100 000 naissances vivantes. ( estimations de l’OMS et de l’UNFPA)
Elles perdent la vie en donnant la vie. Pourtant, aucune femme ne devrait mourir en donnant naissance.
Perdre la vie en donnant la vie : quel paradoxe douloureux !
Vraiment, ce soir, je suis profondément bouleversée par cette triste nouvelle : apprendre qu’une jeune femme a perdu la vie en donnant naissance, après avoir porté sa grossesse pendant neuf mois et vécu seulement une année de mariage… Quelle douleur ! Mon Dieu !
Je présente mes sincères condoléances à la famille Mangobe, particulièrement à Maître Joël Mangobe, époux de ma chère Fanta Moyole.
Cette femme s’est battue pour donner la vie, mais a malheureusement perdu la sienne.
Au-delà de cette douleur, ce drame doit aussi nous interpeller collectivement. Il est urgent de questionner la qualité des soins maternels, les conditions d’accouchement, la responsabilité des structures sanitaires et les mécanismes de prise en charge des femmes enceintes en RDC.
Donner la vie ne devrait jamais coûter la vie.
Repose en paix, Fanta Mayole.
Que Dieu accueille ton âme et console ton époux, Maître Joël Mangobe, ainsi que toute ta famille.
Hornela Mumbela


