Le développement du tennis en République démocratique du Congo reste confronté à un déficit de financement et d’infrastructures. C’est le constat dressé par Georges Koshi, président de la Fédération de la République démocratique du Congo de tennis (FRDCT), lors de son discours d’accueil à l’avant-première du documentaire « King B. », consacré au tennisman Bienvenue Bolangi, vendredi 6 novembre 2026 au Cercle de Kinshasa.
Profitant de cette rencontre organisée par RMAC Global Partners LLC, avec le soutien de Rawbank, le responsable fédéral a présenté les difficultés auxquelles sa structure fait face pour accompagner les joueurs, tout en plaidant pour une mobilisation accrue des entreprises et des partenaires privés.
Revenant sur son expérience à la tête de la Fédération, Georges Koshi a déploré l’insuffisance du soutien financier accordé à cette discipline. Il a notamment évoqué les difficultés à prendre en charge les déplacements, l’hébergement et la préparation des équipes nationales lors des compétitions internationales.
« Le tennis n’est pas financé », a-t-il insisté, rappelant que certaines participations aux tournois ont été rendues possibles grâce aux contributions personnelles de proches et de partenaires.
Il a notamment cité les efforts consentis pour permettre aux joueurs congolais de prendre part à des compétitions au Kenya et en Côte d’Ivoire. Pour lui, cette situation ne peut perdurer sans un engagement plus important des pouvoirs publics et du secteur privé.

« Nous sommes constamment à la recherche de moyens pour promouvoir le tennis dans notre pays. Malheureusement, il n’est pas toujours soutenu », a-t-il regretté, avant d’encourager les entreprises à investir dans les talents sportifs nationaux.
Le président de la FRDCT a également évoqué les démarches entreprises pour attirer des joueurs d’origine congolaise évoluant à l’étranger afin qu’ils représentent leur pays dans les compétitions internationales.
Il a notamment fait état de contacts établis avec des jeunes joueurs et leurs familles, notamment aux États-Unis et en Europe. Une démarche qu’il souhaite développer pour renforcer le niveau de la sélection nationale et accroître la visibilité du tennis congolais.

Abordant le parcours de Bienvenue Bolangi, il a salué une progression qui mérite d’être accompagnée. Il a souligné les difficultés rencontrées par les joueurs africains pour accéder aux tableaux principaux des tournois internationaux, notamment en raison de la nécessité d’obtenir des invitations, appelées wild cards.
Pour Georges Koshi, l’accompagnement du jeune tennisman doit ainsi s’inscrire dans une stratégie plus large de développement de la discipline en RDC.
Sur le plan des infrastructures, le président de la Fédération a présenté un projet d’aménagement de courts couverts aux stades des Martyrs et Tata Raphaël. Il a évoqué la possibilité d’y construire trois courts couverts sur chaque site, afin d’améliorer les conditions de pratique et de permettre l’organisation de compétitions.
Il a également annoncé un accompagnement financier de la Fédération internationale de tennis à hauteur de 50 000 dollars pour soutenir les initiatives envisagées.
Dans le même élan, Georges Koshi a annoncé une contribution personnelle de 2 000 dollars, à laquelle la Fédération congolaise entend ajouter un montant équivalent.
Il a voulu souligner que le développement du tennis nécessite des engagements concrets, tant pour les infrastructures que pour l’encadrement et la participation des joueurs aux compétitions.
Son intervention a ainsi placé la question du financement au centre des enjeux soulevés par l’avant-première de « King B. », en rappelant que le parcours de Bienvenue Bolangi ne pourra inspirer durablement une nouvelle génération sans un environnement favorable à l’émergence des talents congolais.
Lydia Mangala


