Face aux difficultés croissantes de circulation dans la capitale congolaise, Gaël Bussa appelle à une réforme en profondeur du système de mobilité urbaine. Dans une publication, il estime que Kinshasa doit se doter d’une véritable politique de transport collectif, tout en améliorant la programmation et le suivi des travaux de réhabilitation des routes.
La mobilité à Kinshasa reste largement dépendante des véhicules personnels et des opérateurs privés de transport. Une situation qui, selon Gaël Bussa, souligne l’urgence de développer un système de transport collectif mieux organisé et adapté aux besoins d’une métropole en pleine expansion.
Il préconise notamment la mise en circulation de bus de grande capacité, l’aménagement d’arrêts appropriés, la structuration des lignes de transport ainsi qu’une meilleure complémentarité entre les différents moyens de déplacement. Pour lui, l’amélioration de la mobilité urbaine ne peut reposer uniquement sur la réhabilitation des infrastructures routières.
Programmer les travaux pour limiter les embouteillages
Tout en reconnaissant l’importance des travaux de réhabilitation des routes, Gaël Bussa insiste sur la nécessité d’une planification anticipée. Il estime que l’Office des voiries et drainage (OVD) devrait identifier suffisamment tôt les axes routiers présentant des signes de dégradation afin de programmer les interventions aux périodes où la circulation est moins dense.
Il cite notamment les grandes vacances scolaires ainsi que les congés de Noël et de Pâques, considérés comme des moments plus favorables à l’exécution des travaux, en raison de la diminution des déplacements liés aux activités scolaires.
Des délais d’exécution à respecter
Au-delà de la programmation, Gaël Bussa pointe également la question du respect des délais d’exécution des chantiers. Il appelle à fixer une durée précise pour chaque projet et à responsabiliser aussi bien les entreprises adjudicataires que les services publics chargés du suivi des travaux.
« On ne peut pas commencer des travaux et laisser une route bloquée pendant six mois sans visibilité sur la fin du chantier », souligne-t-il.
À travers cette prise de position, Gaël Bussa met en avant un double impératif pour Kinshasa : moderniser son système de transport collectif et instaurer une gestion plus rigoureuse des chantiers routiers. L’enjeu, selon cette approche, est de permettre à la capitale de poursuivre l’entretien et la modernisation de ses infrastructures sans imposer aux habitants des désagréments prolongés dans leurs déplacements.
Joséphine Mawete


