Le feuilleton judiciaire de Denise Mukendi Dusauchoy se poursuit devant les juridictions congolaises. Attendue devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe ce mercredi 4 novembre 2026, l’influenceuse congolaise est au centre d’une procédure qui n’a finalement pas connu d’examen au fond. L’affaire a été renvoyée à une nouvelle audience, fixée au 18 novembre, selon plusieurs médias locaux.
D’après les informations rapportées par la presse congolaise, Denise Dusauchoy aurait conditionné sa comparution à la présence effective de ses avocats. Cette situation a conduit au report de l’affaire à la demande du ministère public, sans que les juges puissent examiner les faits qui lui sont reprochés.
Au cœur de cette procédure figurent quatre chefs d’accusation retenus par le ministère public : l’apologie d’activités subversives liées au FRN/M23, la propagation de faux bruits, les injures publiques ainsi que l’outrage au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette affaire trouve notamment son origine dans les prises de position et les publications de l’influenceuse sur les réseaux sociaux, qui ont suscité des réactions dans le paysage politique congolais.
Pour rappel, Denise Dusauchoy avait été arrêtée le 30 août 2026 à Dar es-Salaam, en Tanzanie, avant d’être transférée à Kinshasa. Présentée devant le ministère public le 2 septembre, elle avait été placée sous mandat d’arrêt provisoire dans le cadre de cette procédure.
Ancienne proche du pouvoir et soutien de Félix Tshisekedi lors de l’élection présidentielle de 2023, l’influenceuse s’était progressivement éloignée de ses anciens alliés politiques, multipliant les critiques à leur encontre. Son déplacement à Goma, en janvier 2026, alors que la ville était sous le contrôle de l’AFC/M23, avait également attiré l’attention sur ses nouvelles positions politiques.
La prochaine audience devra permettre à la juridiction de poursuivre l’examen de cette affaire et d’entendre les différentes parties. En attendant, Denise Dusauchoy bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à l’établissement éventuel de sa culpabilité par une décision de justice définitive.
Ben Mandjolo


