La République démocratique du Congo et le Royaume-Uni franchissent une nouvelle étape dans leurs relations économiques avec la signature de la Déclaration de Londres, à l’issue du UK–DRC Economic Forum 2026, clôturé le 4 novembre à Londres. Ce document stratégique consacre les engagements réciproques du secteur privé et formule des recommandations à l’endroit des gouvernements des deux pays, avec pour ambition de bâtir un partenariat fondé sur l’investissement et la prospérité partagée.
Présent à ces assises, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présenté cette clôture comme un tournant dans la promotion du nouveau narratif économique de la RDC. Pendant trois jours, les échanges ont porté sur les possibilités de renforcer les relations commerciales, d’attirer les investissements et de valoriser les opportunités qu’offre le marché congolais.
Le forum a réuni plus de 80 chefs d’entreprise et capitaines d’industrie, ainsi qu’une centaine d’entrepreneurs de la diaspora congolaise établie au Royaume-Uni. Cette participation a constitué, selon le compte rendu du ministre, une première historique pour cette rencontre économique.
Les discussions ont notamment permis de mettre en avant le potentiel de la RDC et la nécessité de dépasser les perceptions négatives qui freinent parfois les investissements. Plusieurs participants ont souligné l’importance de multiplier ce type de rencontres à travers le monde afin de mieux faire connaître les réalités du terrain et les opportunités d’affaires du pays.
La signature de la Déclaration de Londres constitue le principal aboutissement de ces trois jours de travaux. Le document traduit les engagements du secteur privé et adresse des recommandations concrètes aux gouvernements congolais et britannique pour renforcer leur coopération économique.
La RDC entend consolider son positionnement comme partenaire économique et destination d’investissement, en privilégiant une coopération tournée vers les résultats, les échanges commerciaux et la prospérité mutuelle.
Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de transformer les engagements formulés à Londres en partenariats concrets et en investissements capables de soutenir le développement économique national.
Lydia Mangala


