Le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila, a salué le travail engagé par l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC) dans l’élaboration de cinq référentiels standards portant sur la formation, l’accompagnement, l’incubation et l’accélération des entrepreneurs, les prestataires de services de développement des entreprises ainsi que les différentes phases de maturité entrepreneuriale.
Lors de la clôture de l’atelier national de validation, tenu mercredi 4 novembre 2026, à Kinshasa, il a particulièrement insisté sur la nécessité d’harmoniser les contenus et les pratiques afin d’améliorer la qualité des formations dispensées en République démocratique du Congo.
Organisés sous le haut patronage du ministère de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, les travaux se sont achevés dans la salle Le Capitole du Rotana Hôtel, en présence du ministre de tutelle, Justin Kalumba Mwana Ngongo, et du directeur général de l’ANADEC, le professeur Godefroy Kizaba Amkampese.
Dans son allocution, Marc Ekila a mis en avant l’importance de disposer de ces cinq référentiels communs dans un secteur où plusieurs initiatives de formation coexistent. Il a rappelé que son action à la tête du ministère de la Formation professionnelle vise notamment à réduire les disparités entre les offres de formation et à en améliorer la qualité.

« Je suis chasseur des différences pour justement uniformiser, améliorer la qualité de la formation », a-t-il déclaré, saluant le rôle joué par l’ANADEC dans cette démarche.
Pour le ministre, la mise en place de référentiels standards constitue une étape importante pour rapprocher les différents acteurs de l’écosystème, notamment les centres de formation et les prestataires. Leur appropriation doit permettre de mieux structurer les programmes et de donner davantage de cohérence aux apprentissages proposés aux bénéficiaires.
Marc Ekila a également révélé avoir reçu, trois à quatre semaines avant la clôture de l’atelier, un ensemble de 240 référentiels. Une démarche qui témoigne, selon son intervention, du travail préparatoire déjà engagé autour de la structuration des formations.
Il a évoqué la diversité des programmes et des parcours existants, notamment les formations générales et les programmes spécifiques, soulignant l’importance de disposer d’outils adaptés aux différents besoins.
Outre leur validation, le ministre a insisté sur la nécessité de rendre ces référentiels opérationnels et de favoriser leur intégration dans les centres de formation. Leur efficacité dépendra ainsi de leur appropriation par les acteurs concernés et de leur application concrète sur le terrain.
En saluant l’initiative de l’ANADEC, Marc Ekila a réaffirmé l’importance de la collaboration entre les institutions chargées de l’entrepreneuriat et celles responsables de la formation professionnelle. Cette complémentarité doit contribuer à mieux préparer les apprenants aux exigences du monde professionnel et aux opportunités de création d’activités économiques.

La validation des cinq référentiels ouvre ainsi l’étape de leur appropriation et de leur déploiement auprès des structures de formation et d’accompagnement.
Pour le ministre d’État, il est désormais question de passer des outils élaborés à leur application effective, afin de renforcer la qualité et la cohérence de la formation professionnelle en RDC.
Lydia Mangala


