Le retour de l’Armée patriotique rwandaise (APR) dans la Basketball Africa League (BAL) est désormais conditionné à la levée des sanctions américaines visant les Forces de défense rwandaises. La National Basketball Association (NBA) a confirmé que le club rwandais ne pourra pas réintégrer la compétition continentale aussi longtemps que ces mesures resteront en vigueur.
Cette position a été communiquée par Mark Tatum, vice-commissaire de la NBA, dans une correspondance adressée à deux sénateurs américains, Jeff Merkley et Marsha Blackburn. Ces derniers avaient interpellé l’instance dirigeante du basketball américain sur la poursuite de ses relations avec le Rwanda, malgré les tensions diplomatiques liées au conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans sa réponse, Mark Tatum a expliqué que le retrait de l’APR de l’édition 2026 de la BAL découle directement des sanctions imposées par Washington en mars dernier contre l’armée rwandaise. La NBA affirme ainsi adapter ses activités internationales à la politique étrangère des États-Unis.
Sur le plan sportif, cette exclusion constitue un revers pour le club militaire rwandais, qui avait terminé à la troisième place de la BAL en 2025. Pour l’édition 2026, l’APR a été remplacé par les RSSB Tigers, une autre formation rwandaise.
À l’origine de ces sanctions, Washington accuse les forces rwandaises de soutenir militairement le mouvement rebelle M23, actif dans l’Est de la RDC. Des accusations que Kigali continue de rejeter.
Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante sur les partenariats internationaux du Rwanda dans le domaine sportif. Toutefois, l’exclusion de l’APR ne signifie pas une rupture des relations entre la NBA et Kigali, le Rwanda conservant son statut de partenaire de la Basketball Africa League.
La participation future du club militaire rwandais à cette compétition reste donc suspendue à l’évolution de la situation diplomatique et, surtout, à la levée des sanctions américaines.
Ben Mandjolo


