L’Assemblée nationale a déclaré recevable, vendredi 30 octobre 2026, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, au terme de deux jours de débats entre le Gouvernement et les députés nationaux. À l’issue de cette étape, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a appelé à un examen rigoureux du texte, avec une attention particulière portée à la transparence dans la gestion des finances publiques.
Durant les échanges, les élus nationaux ont notamment questionné la crédibilité des prévisions budgétaires, la mobilisation des recettes publiques, la qualité des dépenses de l’État ainsi que leur impact sur les conditions de vie de la population.
Présente à la plénière pour répondre aux préoccupations des députés, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a défendu les orientations du Gouvernement, notamment en matière de gestion des finances publiques, de préservation du pouvoir d’achat et de financement des priorités nationales.
Elle a insisté sur le caractère social du budget, qui doit, selon elle, dépasser sa dimension comptable pour se traduire par des améliorations concrètes dans des secteurs tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et l’emploi. La cheffe du Gouvernement a également mis en avant trois exigences pour le budget 2027 entre autres la solidité financière, la réponse aux besoins sociaux et une répartition équitable des investissements sur l’ensemble du territoire.
Après les réponses de l’Exécutif, Aimé Boji a soumis le projet de loi de finances au vote de recevabilité. Le texte a été déclaré recevable, puis transmis à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN), qui dispose de 20 jours pour l’examiner en profondeur.
À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale a demandé aux membres de la commission de faire preuve de rigueur, de respecter le calendrier parlementaire et de tenir compte des recommandations formulées lors des débats en plénière, afin d’améliorer la qualité du document budgétaire.
Autre fait marquant de cette séance, l’annonce par Judith Suminwa Tuluka du retrait officiel de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). La Première ministre a présenté cette évolution comme une avancée pour la crédibilité du système financier congolais et le renforcement de la confiance des partenaires internationaux.
Réagissant à cette annonce, Aimé Boji a salué cet acquis et souligné la nécessité de le consolider pour préserver la réputation financière du pays.
Avec la transmission du projet à la commission ECOFIN, l’examen parlementaire du budget 2027 se poursuit désormais sur le fond, avant les prochaines étapes de la procédure législative.
Lydia Mangala


