La lutte contre l’impunité et la consolidation de l’État de droit ont été au centre des échanges entre le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et le directeur représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le Dr Patrice Vahard. Les deux responsables se sont rencontrés à Kinshasa dans le cadre du suivi de la coopération entre la République démocratique du Congo et les Nations Unies en matière de justice et de protection des droits humains.
Cette rencontre a permis de faire le point sur les dossiers communs, le suivi de la dernière session du Conseil des droits de l’homme consacrée à la RDC, ainsi que les réformes engagées dans le secteur de la justice.
Au cours des échanges, Patrice Vahard a insisté sur la nécessité de lutter contre l’impunité, notamment face aux crimes de viol, aux violences sexuelles et aux violations graves des droits humains. Il a souligné que les auteurs de ces actes doivent répondre de leurs responsabilités, y compris lorsque les faits sont commis dans le cadre des fonctions régaliennes de l’État.
Les deux parties ont également souligné l’importance d’intégrer la protection des droits humains dans les accords de paix et les dialogues entre institutions, afin de renforcer la confiance des populations envers les institutions publiques.

La coopération entre le ministère de la Justice et le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) vise également à contribuer au rétablissement de la sécurité et à la protection des civils, particulièrement dans les zones affectées par les conflits dans l’est du pays.
Le renforcement de la justice et la lutte contre les exactions sont présentés comme des conditions essentielles au retour des populations déplacées dans leurs milieux d’origine, à la reprise de la scolarité des enfants et à la restauration d’une vie quotidienne plus sûre pour les femmes et les communautés touchées.
Le représentant onusien a salué l’approche du ministre de la Justice dans la mise en œuvre de sa feuille de route et réaffirmé la disponibilité des Nations Unies à accompagner les efforts du gouvernement congolais.
Les défis restent importants, notamment en matière de justice transitionnelle, d’accès à la justice et de lutte contre la pauvreté.
Dans ce contexte, les échanges réguliers entre les deux parties doivent permettre d’adapter les actions sur le terrain et de renforcer l’efficacité des politiques publiques.
Le ministère de la Justice et le BCNUDH veulent poursuivre leur collaboration pour consolider l’État de droit et ancrer durablement une culture de respect des droits humains en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


