La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a appelé les femmes congolaises à s’impliquer activement dans les processus de gouvernance, de paix et de cohésion sociale, au-delà de leur simple présence dans les instances de décision. Elle s’est exprimée jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, lors d’un dialogue de haut niveau consacré au leadership féminin et à la gouvernance, organisé par la Ligue des femmes de l’UDPS en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES).
Placée sous le thème « Leadership féminin et gouvernance : la voie de l’excellence », cette rencontre a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la participation des femmes à la gestion des affaires publiques, particulièrement dans la perspective du prochain dialogue national annoncé par le président de la République.

« Préparez-vous, non pas simplement pour être présentes, mais pour être utiles », a exhorté la cheffe du gouvernement.
Elle a invité les femmes à se préparer afin de contribuer concrètement aux discussions et aux décisions qui engagent l’avenir du pays.
Au cœur des échanges figurait la mobilisation des femmes en vue du prochain dialogue national. L’objectif est de leur permettre de préparer des propositions concrètes sur des questions essentielles, notamment la paix, la justice et la cohésion sociale.
Cette participation suppose, selon les orientations mises en avant lors de la rencontre, de renforcer les capacités des femmes, de favoriser leur accès aux espaces de décision et de promouvoir l’égalité des chances dans la vie politique et institutionnelle.
L’enjeu est également de faire entendre leurs contributions dans les processus de prévention et de résolution des conflits, ainsi que dans la recherche de solutions durables aux défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
La rencontre a également mis en lumière la nécessité d’accroître la présence effective des femmes dans les instances de gouvernance. Au-delà de la représentation, leur participation est présentée comme un moyen de diversifier les contributions aux politiques publiques et aux initiatives en faveur de la paix.
Par cet appel, Judith Suminwa a insisté sur l’importance d’une préparation permettant aux femmes de participer aux débats avec des propositions structurées et de contribuer aux décisions nationales.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une gouvernance inclusive, avec une participation active des femmes aux processus politiques et institutionnels.
En marge de ce dialogue, la République démocratique du Congo et la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature d’un accord de siège par la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et le représentant résident de la FES, Constantin Grund.
Cette signature a marqué un temps fort de la rencontre, consacrée à la gouvernance et à la promotion du leadership féminin.
Entre mobilisation pour le dialogue national, participation des femmes aux processus de paix et renforcement de la coopération avec la FES, les échanges ont placé la contribution des femmes au centre des réflexions sur l’avenir institutionnel et social de la RDC.
Lydia Mangala


