Dans le cadre du dialogue national annoncé pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a dévoilé les grandes lignes de la démarche qui sera suivie. Avant la tenue des assises nationales, de larges consultations seront organisées dans les 26 provinces de la RDC.
Ces consultations réuniront les populations, les autorités locales, les élus, les formations politiques, la société civile, les chefs coutumiers ainsi que les confessions religieuses. L’objectif est de recueillir les réalités et préoccupations propres à chaque province afin d’élaborer un état des lieux qui servira de base à une synthèse nationale.
« Le peuple congolais ne sera pas appelé à entériner les conclusions d’une négociation menée sans lui », a souligné le Chef de l’État, qui entend ainsi se démarquer des précédentes initiatives de dialogue.
Félix Tshisekedi a néanmoins fixé des conditions quant à la participation aux assises. Les groupes armés qui combattent l’ordre constitutionnel, contrôlent des portions du territoire national, administrent illégalement des entités de l’État ou agissent, selon ses propos, « au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda », ne pourront pas prendre part au dialogue en tant que composantes politiques.
Cette disposition vise notamment l’AFC/M23. Pour le Président de la République, « aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique ». Il a précisé que cette exclusion ne concerne ni les individus ni les opinions, mais le recours à la lutte armée contre les institutions de la République.
Joséphine Mawete


