Une jeune femme enlevée, violemment agressée puis retrouvée abandonnée dans une rue de Kinshasa. Quelques jours plus tard, Wivine Mapathi succombe à ses blessures. Son décès, dénoncé par sa famille, relance les inquiétudes autour de l’insécurité dans la capitale et les interrogations sur la capacité des services de sécurité à prévenir ces violences.
La nouvelle est tombée comme un choc dans l’entourage de la famille Mapathi. Wivine Mapathi est morte, après avoir été, selon le témoignage de ses proches, victime d’un enlèvement suivi d’une violente agression.
Sa sœur, Egée Mapathi a annoncé le décès sur les réseaux sociaux et dénoncé publiquement les circonstances dans lesquelles Wivine aurait été retrouvée. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle affirme que sa petite sœur a été « kidnappée, sauvagement tabassée puis jetée dans la rue ».
Les informations disponibles publiquement restent toutefois essentiellement fondées sur le témoignage de la famille. Les circonstances exactes de l’enlèvement, l’identité des auteurs et le mobile de l’agression doivent encore être établis par une enquête officielle.
Selon les éléments communiqués par ses proches, Wivine aurait été enlevée avant d’être violemment agressée puis abandonnée dans une rue de Kinshasa.
Retrouvée grièvement blessée, elle aurait été plongée dans le coma. Son état s’est ensuite dégradé jusqu’à son décès, quelques jours plus tard.
Pour la famille, ce drame ne serait pas un simple fait divers. Elle affirme avoir déjà saisi les services de police au sujet de cette affaire et attend désormais que les circonstances de l’agression soient établies et que les responsables soient identifiés.
La disparition de Wivine intervient dans un contexte où les témoignages faisant état d’agressions, d’enlèvements et d’actes de violence alimentent depuis plusieurs mois le sentiment d’insécurité à Kinshasa. Plusieurs habitants dénoncent notamment la vulnérabilité des personnes qui se déplacent seules.
Sa sœur, Egée Mapathi, ne demande pas seulement que le décès de sa sœur soit constaté. Elle interpelle également les autorités sur la situation sécuritaire dans la capitale.
« L’insécurité à Kinshasa nous a brusquement arraché notre petite sœur », a-t-elle écrit, estimant que le drame de Wivine démontre que la question de l’insécurité ne peut plus être réduite à de simples rumeurs ou à des faits isolés.
La famille attend désormais que l’enquête permette de répondre à plusieurs questions essentielles : où Wivine a-t-elle été enlevée ? Qui sont les auteurs présumés ? Dans quelles circonstances a-t-elle été retrouvée ? Les alertes lancées auprès des services compétents ont-elles été prises en compte ? Et surtout, pourquoi une jeune femme a-t-elle pu être agressée de cette manière avant d’être abandonnée dans la rue ?
Autant de questions qui nécessitent des réponses judiciaires et factuelles.
La mort de Wivine Mapathi intervient alors que l’insécurité occupe une place croissante dans les préoccupations des Kinois. Les récits d’agressions et d’enlèvements qui circulent sur les réseaux sociaux renforcent chez de nombreux habitants le sentiment que certaines rues deviennent des espaces où la prudence ne suffit plus.
Mais dans un contexte aussi sensible, la multiplication des témoignages ne doit pas conduire à tirer des conclusions sans enquête. Chaque cas doit être documenté, vérifié et porté devant la justice, afin d’éviter que les victimes ne soient réduites à des chiffres ou que les familles restent seules face à leur douleur.
Le cas de Wivine amène du moins à savoir comment garantir la sécurité des citoyens lorsque ceux-ci ne savent plus si une sortie ordinaire peut se transformer en drame.
La réponse ne peut pas seulement intervenir après les faits. Elle doit également passer par la prévention, la présence sécuritaire, la rapidité des interventions, le traitement des plaintes et la capacité des enquêteurs à identifier les réseaux ou individus responsables de ces violences.
Derrière le nom de Wivine Mapathi, il y a désormais une famille endeuillée et une sœur qui réclame justice. Il y a surtout une vie qui, selon le récit familial, aurait été brutalement interrompue dans des circonstances qui doivent être élucidées.
Son histoire vient rappeler que l’insécurité n’est pas une statistique lorsqu’elle frappe une famille. Elle a un visage, un nom et une vie derrière elle.
Alors que l’émotion gagne les réseaux sociaux, la double attente est celle de la famille, qui veut connaître la vérité et voir les responsables répondre de leurs actes, et celle des Kinois, qui demandent à pouvoir circuler dans leur ville sans vivre avec la crainte permanente de devenir la prochaine victime.
La mort de Wivine Mapathi ne devrait pas être un fait divers de plus. Elle doit au minimum être le point de départ d’une enquête rigoureuse sur ce qui lui est arrivé et d’une réflexion sérieuse sur la réponse apportée à l’insécurité dans la capitale.
Lydia Mangala


