Le député national Godé Mpoy Kadima appelle le gouvernement à revoir la périodicité du contrôle technique des véhicules en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique, l’élu estime que l’obligation d’effectuer ce contrôle deux fois par an pourrait accentuer les charges supportées par les automobilistes.
Tout en reconnaissant la nécessité du contrôle technique, Godé Mpoy conteste sa fréquence.
« Le gouvernement a certes raison d’imposer ce contrôle », reconnaît-il.
Le député estime cependant que cette obligation, qu’il considère comme relevant de la parafiscalité, devrait être organisée une fois par an.
« Cependant, il faut noter qu’en fiscalité, l’impôt a un caractère saisonnier. Le contrôle ci-avant cité, relevant de la parafiscalité, devrait s’aligner sur ce principe, une fois par an », soutient Godé Mpoy Kadima.
Pour appuyer son argumentaire, l’élu établit une comparaison avec les pratiques observées dans d’autres pays.
« En France, ce contrôle se fait tous les deux ans. Au Sénégal et au Cameroun, c’est une fois l’an, sauf pour les poids lourds », affirme-t-il, avant d’ajouter que « les textes et la pratique donnent tort à cette mesure ».
À travers cette sortie, Godé Mpoy ne remet pas en cause le principe du contrôle technique automobile, mais demande aux autorités d’en ramener la périodicité à une fois par an. Une mesure qui permettrait, selon lui, de préserver les automobilistes d’une pression financière supplémentaire tout en maintenant les exigences liées à la sécurité des véhicules en circulation.
Joséphine Mawete


