Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a appelé les universités congolaises à jouer un rôle accru dans la préparation des jeunes aux opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il s’est exprimé ce mercredi 14 octobre 2026, lors d’une conférence-débat organisée à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa, autour du thème : « ZLECAf : une opportunité pour la jeunesse de la RDC d’accélérer le commerce et l’industrialisation ».
Devant les étudiants, professeurs et chercheurs de la Faculté des sciences économiques, le ministre a présenté les perspectives offertes par ce marché continental, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les compétences des jeunes, la coopération entre les universités et le secteur privé, ainsi que la qualité des produits congolais.
Présentée comme un marché de 1,3 milliard de consommateurs, la ZLECAf vise à développer les échanges commerciaux entre les pays africains grâce à la réduction des barrières tarifaires et non tarifaires.

Pour Julien Paluku, les établissements d’enseignement supérieur doivent préparer les jeunes à saisir ces possibilités, notamment en développant des compétences entrepreneuriales et une meilleure connaissance du commerce international.
Le ministre a également insisté sur l’apprentissage des langues des affaires, notamment l’anglais, l’espagnol, le portugais et le mandarin, afin de faciliter les échanges avec les partenaires commerciaux.
Il a, par ailleurs, souligné l’importance d’une collaboration renforcée entre l’État, les universités et le secteur privé pour accompagner les jeunes dans la création d’activités et soutenir l’industrialisation du pays.
L’accès aux marchés continentaux suppose également le respect des normes applicables aux produits commercialisés. À ce titre, Julien Paluku a insisté sur la nécessité de se conformer aux exigences sanitaires et phytosanitaires pour renforcer la qualité et la compétitivité des produits congolais.
Il a aussi évoqué le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet aux opérateurs économiques d’effectuer des paiements dans leur monnaie locale, tandis que les bénéficiaires reçoivent les fonds dans la leur, sans nécessairement recourir au dollar américain ou à l’euro.
Ce mécanisme figure parmi les dispositifs susceptibles de faciliter les transactions commerciales entre les pays africains.
Abordant les réformes engagées au ministère du Commerce extérieur, le ministre a cité la dématérialisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, ainsi que la mise en place du Portail d’informations commerciales de la RDC (PIC-RDC).
Il a également mentionné la modernisation des laboratoires de l’Office congolais de contrôle (OCC) et le lancement du Régime commercial simplifié (RECOS), destiné à accorder des facilités aux petits commerçants transfrontaliers.
Il a annoncé le lancement, avant la fin du mois de décembre 2026, d’un logiciel doté d’un code QR destiné à faciliter le contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques avant leur achat.
À l’issue de cette conférence-débat, les autorités académiques de l’UPN, représentées par le secrétaire général académique, le professeur Théodore Ngoy, ainsi que les économistes présents, ont exprimé leur satisfaction quant aux échanges.
Cette rencontre a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des enjeux du commerce multilatéral et des perspectives liées à la ZLECAf pour la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


