La République Démocratique du Congo (RDC) continue d’occuper une place centrale dans les grands débats mondiaux.
Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé, dans la soirée du dimanche 2 Novembre 2025 à Doha, au Qatar, pour participer au deuxième Sommet mondial pour le développement social, prévu du mardi 4 au jeudi 6 novembre 2025, sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Accueilli avec les honneurs par les autorités qataries, le Chef de l’État congolais, accompagné de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris ses quartiers dans la capitale qatarie, où il prendra part à ces assises internationales de haut niveau.
Un sommet pour repenser la justice sociale mondiale
Organisé par le Qatar en partenariat avec les Nations Unies, ce forum mondial réunit des Chefs d’État, des décideurs politiques, des institutions internationales et des acteurs humanitaires.
Ensemble, ils réfléchiront sur les stratégies globales de lutte contre la pauvreté, la réduction des inégalités, la promotion du travail décent et la consolidation de la justice sociale et de la solidarité internationale.
La présence du Président Tshisekedi à ce sommet illustre la volonté de la RDC de faire entendre sa voix dans les débats mondiaux sur le développement durable et inclusif, en soulignant les enjeux humains, économiques et sécuritaires auxquels le pays fait face.
La RDC au cœur du plaidoyer pour la paix et la stabilité régionale
Selon les sources présidentielles, le Chef de l’État congolais saisira cette occasion pour interpeller la communauté internationale sur la crise sécuritaire et humanitaire que traverse la région de l’Est du Congo, conséquence directe de la guerre de prédation menée par le Rwanda et la coalition AFC/M23.
« Du haut de la tribune du Centre national des congrès du Qatar, le Président Tshisekedi fera entendre la voix de millions de Congolais victimes de l’agression, et appellera les dirigeants épris de paix à soutenir une solution durable et juste », confie la présidence.
Ce sommet représente ainsi une nouvelle tribune internationale pour le Chef de l’État congolais, déterminé à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, tout en plaidant pour une paix durable et un développement équitable en Afrique centrale.
Coopération bilatérale et diplomatie économique au menu
Au-delà de la dimension multilatérale du sommet, cette visite de 48 heures sera également marquée par des entretiens bilatéraux entre le Président Tshisekedi et les autorités qataries.
Le Chef de l’État prévoit notamment d’évoquer avec ses hôtes les projets stratégiques de coopération économique, parmi lesquels la construction du port en eaux profondes de Banana sur la côte atlantique, confiée à DP World, multinationale qatarie. Ce projet phare s’inscrit dans la vision de modernisation des infrastructures nationales et de désenclavement maritime de la RDC.
Une reconnaissance envers le Qatar, acteur de médiation
En répondant à l’invitation de l’Émir du Qatar, Son Altesse Tamim ben Hamad Al Thani, le Président Tshisekedi tient également à exprimer la reconnaissance du peuple congolais pour les efforts de médiation entrepris par Doha dans le cadre du processus de paix à l’Est de la RDC.
Le Qatar joue en effet un rôle de facilitateur actif dans les discussions entre Kinshasa et les groupes armés à travers le processus de Doha, complémentaire aux démarches diplomatiques menées dans le cadre de Luanda et Washington.
Une diplomatie de conviction pour une RDC forte et écoutée
La participation du Président Félix Tshisekedi à ce sommet confirme la dynamique diplomatique proactive de la RDC sur la scène internationale.
En multipliant les initiatives de plaidoyer, le Chef de l’État continue de positionner le pays comme un acteur incontournable dans la recherche de solutions globales à la pauvreté, aux inégalités et aux conflits.
Alors que s’ouvre le Sommet mondial pour le développement social, la RDC compte y faire entendre le message d’un peuple résilient, d’une nation en reconstruction et d’un État déterminé à bâtir la paix par le développement.
Lydia Mangala


