La Fondation Grâce à ma Mère (GRAME) veut franchir une nouvelle étape dans sa mission d’autonomisation des femmes congolaises. À l’occasion de la cérémonie de clôture de la 8ᵉ édition de ses formations techniques accélérées et de remise des brevets et kits métiers à 200 jeunes filles et femmes à Kinshasa, la présidente de la Fondation, Julie Nsuele Manika, a exprimé son souhait de voir la prochaine édition se tenir à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental.
Dans son intervention, après la diffusion d’un reportage retraçant l’impact des programmes de GRAME sur les bénéficiaires, Julie Nsuele a mis en avant les résultats obtenus par plusieurs femmes formées grâce à l’accompagnement de la Fondation. Certaines, a-t-elle expliqué, ont pu lancer leurs propres activités génératrices de revenus dans différents domaines, notamment la couture, la coiffure et l’esthétique.

« Vous verrez parmi elles celles qui, après la formation en coupe et couture, ont créé leurs petites activités. D’autres, grâce aux kits métiers reçus de la Fondation, ont pu ouvrir leurs salons professionnels et développer leur entrepreneuriat », a-t-elle expliqué.
Pour la présidente de GRAME, ces réussites démontrent l’importance d’investir dans les compétences des femmes afin de leur permettre de devenir autonomes et de contribuer au développement économique de leurs communautés.

Au-delà de Kinshasa, Julie Nsuele souhaite désormais rapprocher davantage la Fondation des femmes d’autres provinces. Elle a annoncé que des sollicitations venues de Mbuji-Mayi encouragent GRAME à étendre ses activités dans cette partie du pays.
« Nous souhaitons que la neuvième édition soit lancée à Mbuji-Mayi. Cela fait appel aux partenaires et à toutes les personnes qui souhaitent nous accompagner pour installer davantage les actions de la Fondation dans cette province », a-t-elle déclaré.

Cette ambition a pour but de renforcer son impact national en accompagnant plus de femmes et de jeunes dans l’acquisition des compétences professionnelles et la création d’activités économiques.
Julie Nsuele a également adressé ses remerciements aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette huitième édition, notamment les organisations internationales et structures qui soutiennent les initiatives d’autonomisation féminine.
Elle a invité d’autres acteurs à rejoindre cette dynamique afin d’élargir l’accès aux formations et aux opportunités économiques pour les femmes congolaises.
« Notre mission n’est pas seulement de soutenir les femmes, elle est aussi d’accompagner les jeunes », a-t-elle rappelé, soulignant l’importance de transmettre des compétences et de créer des perspectives pour les générations futures.

Avec cette volonté d’ouvrir la 9ᵉ édition à Mbuji-Mayi, la Fondation GRAME entend poursuivre son engagement en faveur d’une autonomisation inclusive, en faisant de la formation professionnelle un outil de lutte contre la précarité et un levier de création de valeur en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


