Le 23ᵉ séminaire du Réseau Francophone des Régulateurs des Télécommunications (FRATEL) a débuté le lundi 27 avril à Kinshasa, à l’hôtel Kin Plaza Arjaan by Rotana, dans un contexte où les enjeux liés à la connectivité, à la qualité de service et au partage des infrastructures télécoms deviennent centraux pour les États membres du réseau.
Organisé conjointement par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et l’ Autorité de Régulation des Communications électroniques, des Postes et de la Distribution de la Presse (ARCEP France), ce rendez-vous de haut niveau réunit pendant deux jours les régulateurs francophones, des experts internationaux du numérique ainsi que des décideurs publics et privés autour d’un thème stratégique : « Comment stimuler le déploiement et la concurrence par le partage d’infrastructures et améliorer la qualité de service des nouveaux réseaux télécoms ? »
Dès l’ouverture des travaux, une réunion des dirigeants des autorités membres de Fratel a permis d’engager les premières discussions sur les grands défis communs du secteur. Présidents d’autorités de régulation, membres de collèges et directeurs généraux ont pris part à cette session préparatoire, marquée par un échange d’expériences et de pratiques réglementaires entre pays francophones.
Parmi les interventions remarquées de cette première séquence, celle de la vice-présidente de l’ARPTC, Lydie Omanga, a particulièrement retenu l’attention par sa portée technique et collaborative. Revenant sur les discussions, elle a souligné l’importance de ce cadre d’échange pour renforcer l’efficacité des politiques de régulation dans un secteur en constante évolution.
« J’ai pris part à la réunion des dirigeants des autorités de régulation membres du réseau FRATEL, organisée en amont de l’ouverture officielle du 23ᵉ séminaire. Cette réunion avait pour objectif d’échanger autour du partage d’infrastructures, en mettant en lumière l’exemple de la Côte d’Ivoire, présenté par Patricia Amand, membre du Conseil de régulation de l’ARTCI, comme point de départ des discussions », a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion.

Dans la continuité de son intervention, Lydie Omanga a insisté sur la richesse des échanges entre régulateurs, notamment sur les cadres juridiques et opérationnels encadrant le partage d’infrastructures dans les différents pays membres.
« Nous avons partagé nos expériences respectives sur les cadres réglementaires encadrant le partage d’infrastructures dans nos pays, tout en abordant des thématiques connexes telles que l’itinérance nationale, le développement des TowerCo, ainsi que les nouveaux modèles de mutualisation des réseaux », a-t-elle ajouté.

Pour la vice-présidente de l’ARPTC, ces discussions dépassent le simple cadre technique. Elles constituent, selon elle, un levier essentiel pour améliorer la régulation et accompagner les transformations rapides du secteur numérique, dans un environnement où les investissements, la concurrence et la qualité de service sont étroitement liés.
« Ces échanges, menés dans un esprit de transparence et de collaboration, revêtent une importance stratégique. Ils permettent non seulement d’identifier les meilleures pratiques, mais également de dégager des solutions concrètes pour renforcer l’efficacité de nos missions de régulation, dans un contexte marqué par l’évolution rapide du secteur des télécommunications, au bénéfice de l’ensemble de l’écosystème numérique », a-t-elle souligné.

Placée sous le signe de la coopération et de l’harmonisation des politiques publiques, cette 23ᵉ édition de Fratel vise à améliorer la connectivité et à optimiser les investissements dans les infrastructures télécoms.
Au-delà des échanges techniques, Kinshasa s’affirme ainsi comme un espace de réflexion stratégique pour l’avenir du numérique francophone, où la mutualisation des expériences entre régulateurs apparaît comme une réponse concrète aux défis de la transformation digitale.
Lydia Mangala


