Créer du contenu peut aujourd’hui devenir une activité génératrice de revenus. Mais entre une audience qui grandit, les partenariats qui se multiplient et les revenus parfois irréguliers, savoir gérer l’argent devient un enjeu aussi important que savoir produire du contenu.
C’est autour de cette réalité que s’articulera le panel « Éducation financière pour les créateurs de contenus », prévu dans le cadre de Creators Bomoko, les 18 et 19 septembre 2026 au Musée national de la RDC, à Kinshasa. La discussion réunira Ponpon Kalenga et Guy Mambueni, avec Djuna Sambil à la modération.
Pour de nombreux créateurs, la monétisation représente l’une des principales perspectives offertes par l’économie numérique. Pourtant, gagner de l’argent grâce à son contenu ne signifie pas automatiquement savoir le gérer.
Budget, épargne, dépenses, fiscalité, crédit, investissements ou encore séparation entre finances personnelles et revenus professionnels sont autant de notions qui peuvent devenir déterminantes lorsqu’une activité de création commence à prendre de l’ampleur.
Cette question est particulièrement importante dans un environnement où les revenus des créateurs peuvent être irréguliers et dépendre de plusieurs sources : collaborations avec des marques, prestations, plateformes numériques, événements ou activités entrepreneuriales.
Le panel pourra notamment s’appuyer sur l’expérience de Ponpon Kalenga, présenté comme formateur dans le domaine de la gestion financière.
Guy Mambueni, qui évolue chez FINCA Impact Finance, apporte de son côté une expérience liée aux services financiers et à la sensibilisation à l’épargne.
Sa présence dans ce panel ouvre ainsi la réflexion sur l’accès aux services financiers et sur les outils permettant aux jeunes actifs dans le numérique de mieux structurer leurs revenus.
Pour un créateur qui commence à monétiser son activité, la question n’est donc plus seulement « combien est-ce que je gagne ? », mais aussi « comment est-ce que je gère ce que je gagne et comment puis-je préparer la suite ? »
L’éducation financière pose finalement la question de la durabilité.
Un créateur peut connaître une période de forte visibilité, décrocher plusieurs contrats puis traverser quelques mois avec beaucoup moins de revenus. La capacité à prévoir, épargner et investir peut alors devenir un facteur important dans la continuité de son activité.
Le panel devrait ainsi démontrer que la professionnalisation d’un créateur ne passe pas uniquement par la qualité de ses contenus ou la taille de son audience. Elle passe également par sa capacité à comprendre et à gérer les ressources générées par son activité.
Creators Bomoko veut ainsi rapprocher les créateurs congolais de connaissances qui peuvent les aider à passer progressivement de la simple création de contenu à une activité mieux structurée, avec une vision plus durable de leurs revenus et de leur avenir professionnel.
Lydia Mangala


