Dans un univers numérique où l’attention se gagne en quelques secondes, savoir se présenter, raconter son parcours et faire reconnaître son expertise devient un véritable enjeu pour les créateurs. La marque personnelle ne se limite plus à une belle image sur les réseaux sociaux mais elle touche également à l’identité, au positionnement, à la crédibilité et aux opportunités professionnelles.
C’est autour de cette réalité que se tiendra le panel « Développer sa marque personnelle », dans le cadre de Creators Bomoko, les 18 et 19 septembre 2026 au Musée national de la RDC, à Kinshasa. La discussion réunira Elie Mbeki et Rigaud Gomba, avec Fred Bamwenela à la modération.
Pour un créateur de contenu, être visible ne suffit pas toujours. Encore faut-il que cette visibilité permette au public de comprendre qui l’on est, ce que l’on représente et ce que l’on peut apporter.
La marque personnelle intervient précisément à ce niveau. Elle repose sur plusieurs éléments notamment l’expertise, les valeurs, la manière de communiquer, la régularité des contenus et la capacité à créer une relation cohérente avec son audience.
Dans un environnement où les créateurs sont de plus en plus nombreux, cette capacité à se différencier peut devenir un véritable atout professionnel.
Le parcours d’Elie Mbeki offre un exemple concret de construction d’une identité autour d’un projet. Entrepreneure dans l’agroalimentaire, elle a développé La Fleur, une marque congolaise spécialisée dans les bouillons d’assaisonnement naturels fabriqués localement. Elle a remporté le Prix Pierre Castel RDC 2024, avec une dotation de 15 000 euros et un programme de mentorat et de coaching.
Dans sa communication publique, Elie Mbeki associe régulièrement son parcours entrepreneurial à des thèmes comme la valorisation du « made in RDC », la transformation locale et l’ambition de construire une marque durable.
Son expérience permettra notamment d’interroger la manière dont un créateur ou un entrepreneur peut faire correspondre son histoire, ses convictions et son activité pour construire une identité reconnaissable.
Rigaud Gomba apporte pour sa part une expérience dans la communication et la prise de parole. Il est présenté comme expert en communication institutionnelle et politique, conférencier, coach et pasteur. Il intervient également sur les questions d’éloquence et de leadership.
Son parcours dans la communication permet d’élargir la réflexion à la manière dont une personne construit sa présence au-delà des seuls contenus publiés : la parole, le positionnement, la cohérence du discours et la capacité à incarner son message participent également à la perception d’une marque personnelle.
Développer sa marque personnelle ne signifie pas nécessairement chercher à paraître parfait. Pour les créateurs, l’enjeu peut plutôt être de construire une présence cohérente entre ce qu’ils disent, ce qu’ils montrent et ce qu’ils font.
Cette cohérence devient particulièrement importante lorsque la visibilité numérique commence à attirer des collaborations, des invitations, des partenariats ou des opportunités commerciales.
Le panel pourra ainsi revenir sur des questions très concrètes : comment identifier ce qui nous distingue ? Comment raconter son parcours ? Comment choisir son positionnement ? Comment rester authentique tout en développant son influence ?
Une marque personnelle bien construite peut progressivement dépasser les frontières des réseaux sociaux. Elle peut faciliter les rencontres professionnelles, renforcer la crédibilité d’un entrepreneur, attirer des partenaires ou encore ouvrir l’accès à de nouveaux marchés.
Pour les créateurs congolais qui cherchent à transformer leur présence numérique en activité professionnelle, l’enjeu sera donc de comprendre comment passer de la simple visibilité à une identité qui porte une expertise et une proposition de valeur.
Avec Creators Bomoko, ce panel entend ainsi replacer la création de contenu dans une réflexion plus large d’une génération qui ne cherche plus seulement à être vue, mais à construire une identité, défendre une expertise et donner une valeur durable à sa présence dans l’espace numérique.
Lydia Mangala


