Le renforcement de la collaboration entre le Gouvernement et la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) était au cœur des échanges entre la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et une délégation de cette institution, conduite par son président Paul Nsapu, ce mercredi 16 septembre à Kinshasa.
Cette rencontre a porté sur les mécanismes à renforcer pour permettre une meilleure prise en compte des préoccupations liées à la promotion et à la protection des droits humains en République démocratique du Congo.
Parmi les pistes évoquées figure le renforcement des points focaux de la CNDH au sein des différents ministères. Ce mécanisme doit faciliter les échanges entre la Commission et les administrations publiques concernées.

L’objectif est notamment de permettre une circulation plus efficace des informations et un meilleur suivi des questions relevant des droits humains.
Les échanges ont également porté sur la nécessité de faciliter le traitement des requêtes adressées par la CNDH aux différents services de l’État.
La collaboration renforcée doit ainsi permettre aux équipes de la Commission d’accomplir leur travail dans de meilleures conditions et d’obtenir plus efficacement les réponses attendues auprès des administrations concernées.
La situation des libertés publiques, les conditions de détention ainsi que le respect des droits humains ont également été abordés lors de cette rencontre.
Sur ces différents sujets, le Gouvernement et la CNDH entendent renforcer leur collaboration afin de contribuer à une meilleure prise en compte des préoccupations de la population.
Cette coopération devra toutefois s’inscrire dans le respect de l’indépendance et des compétences propres à chaque institution.
À l’issue des échanges, Judith Suminwa a instruit les ministères concernés de renforcer le mécanisme de collaboration avec la CNDH.
Cette orientation vise à favoriser des réponses plus efficaces aux préoccupations exprimées par les citoyens en matière de promotion et de protection des droits humains.
La démarche traduit ainsi la volonté de renforcer le dialogue institutionnel entre le Gouvernement et la CNDH, tout en facilitant le traitement des questions relatives aux droits fondamentaux sur l’ensemble du territoire national.
Lydia Mangala


