Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a clôturé dimanche 13 septembre 2026 la 7ᵉ édition du Salon africain de la bande dessinée et de l’Autre Muzik (SABDAM), organisée à l’Académie des Beaux-Arts sous le thème « Kinshasa, capitale africaine de la bande dessinée ». Après trois jours d’expositions, d’ateliers, de débats et de rencontres, cette édition a mis en avant la création africaine et le rôle de la bande dessinée dans la société.
Pour cette 7ᵉ édition, le SABDAM a réuni des auteurs, dessinateurs, artistes, professionnels du secteur et passionnés de bande dessinée venus de plusieurs horizons.
Des créateurs du Sénégal, du Gabon et de la République centrafricaine ont notamment pris part au rendez-vous, aux côtés de participants venus de Belgique, du Mexique, de Colombie et du Canada.

À travers les expositions, les rencontres professionnelles, les ateliers et les animations culturelles, le salon a offert un espace de découverte et d’échange autour du 9ᵉ art.
Ouverte jeudi 10 septembre, la manifestation s’est poursuivie durant trois jours avec plusieurs activités consacrées à la création, à la transmission et à la valorisation de la bande dessinée.
À l’issue de sa visite, Daniel Bumba a parcouru les stands et découvert les œuvres et albums présentés par les différents artistes.
Aux côtés du ministre provincial de la Jeunesse, Culture et Arts, Bob Amisso, ainsi que de Barly Baruti, l’un des pionniers de la bande dessinée en RDC, le gouverneur a salué la tenue de cette rencontre culturelle à Kinshasa.
Pour le chef de l’exécutif provincial, le SABDAM constitue notamment une opportunité pour les jeunes passionnés du 9ᵉ art de développer leur créativité et de faire connaître leur travail.
Le salon apparaît ainsi comme un espace d’expression et de valorisation des talents, mais également comme un cadre de rencontre entre créateurs, professionnels et public.
Outre la dimension artistique, Daniel Bumba a invité les créateurs à utiliser leur talent pour répondre à certains enjeux auxquels la capitale est confrontée.
Il a notamment appelé les artistes à mettre leur créativité au service de la sensibilisation de la population kinoise, en abordant dans leurs œuvres des questions liées au civisme, au changement des mentalités et au respect des normes environnementales.
Pour le gouverneur, la création artistique peut ainsi dépasser le simple divertissement pour devenir un outil de sensibilisation et d’éducation citoyenne.
Cette orientation donne également une dimension urbaine au rôle du SABDAM, dans un contexte où Kinshasa cherche à améliorer le cadre de vie et à renforcer la participation des citoyens aux efforts de transformation de la ville.
La programmation de cette édition a combiné activités professionnelles et initiatives destinées au grand public.
Parmi les temps forts figuraient notamment une table ronde consacrée aux relations entre bande dessinée et environnement, ainsi que des échanges sur les conditions de vie des artistes et la chaîne de valeur de la bande dessinée en Afrique.
Des ateliers destinés aux enfants, des jeux autour des personnages de bande dessinée et des prestations musicales ont également permis d’élargir le public du salon.
La dernière journée a notamment proposé un atelier d’arts plastiques, une réflexion sur les sujets susceptibles de fidéliser le lecteur africain et des séances d’initiation au scénario et au dessin de presse pour les adolescents.
Le SABDAM entend contribuer à faire de la bande dessinée un véritable secteur culturel et créatif en RDC et en Afrique.
Entre expositions, débats, ateliers, rencontres professionnelles, hommages et musique, le salon a permis de mettre en lumière les créateurs tout en ouvrant la réflexion sur l’avenir de l’industrie de la bande dessinée sur le continent.
Avec l’appel lancé par Daniel Bumba, le 9ᵉ art est également invité à participer davantage aux transformations de la société kinoise. Par l’intermédiaire de leurs crayons, leurs scénarios et leur imagination, les artistes peuvent désormais contribuer à raconter Kinshasa, mais aussi à sensibiliser ses habitants aux défis de la ville.
Lydia Mangala


