Dans le cadre de la DRC Mining Week 2026, le Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a pris part, ce vendredi 19 juin, à un panel de haut niveau consacré aux synergies entre le secteur minier, les services publics et les investisseurs énergétiques. Son intervention était centré sur le message selon lequel la République démocratique du Congo entre dans une phase de transformation concrète de son potentiel énergétique.
Face aux opérateurs miniers, investisseurs et partenaires techniques réunis à Lubumbashi, le ministre a rappelé la vision du Gouvernement de bâtir un système énergétique intégré, capable de répondre simultanément aux besoins des industries extractives, du tissu industriel en développement et des populations.
Dans son intervention, Aimé Sakombi Molendo a insisté sur la nécessité de dépasser le discours du potentiel pour entrer dans une logique de résultats mesurables.
« Le sujet n’est plus le potentiel de la RDC, mais sa transformation en mégawatts, en emplois et en croissance économique », a-t-il déclaré devant les participants.
Cette approche s’articule autour de deux axes principaux notamment la réhabilitation des infrastructures existantes pour renforcer l’offre à court terme, et le développement accéléré de nouveaux projets structurants.
Le ministre a présenté les efforts en cours visant à accroître la capacité de production nationale, notamment à travers la réhabilitation des infrastructures hydroélectriques existantes, le développement de nouveaux projets hydroélectriques, l’expansion des solutions solaires ainsi que la mise en place de corridors énergétiques structurants destinés à soutenir les zones industrielles et minières.
Ces initiatives s’inscrivent dans une logique d’interconnexion entre production, transport et consommation afin de réduire les déficits énergétiques et améliorer la fiabilité du réseau.

Le ministre Aimé Sakombi Molendo a également mis en avant les réformes institutionnelles engagées par le Gouvernement, notamment la libéralisation du secteur de l’électricité et la mise en place d’un régulateur indépendant.
Selon lui, ces avancées constituent des signaux forts envoyés aux investisseurs, dans un contexte où la RDC cherche à renforcer l’attractivité de son secteur énergétique et à faciliter l’entrée du capital privé.
Au cœur de son message, le ministre a défendu une approche intégrée du développement énergétique, considérée comme indispensable à la transformation économique du pays.
Dans cette perspective, l’électricité n’est plus uniquement un service public, mais un levier stratégique pour l’industrialisation, la création d’emplois et la valorisation des ressources naturelles.
Dans la continuité des réformes en cours, le ministre a annoncé la tenue prochaine de deux événements majeurs : le Forum « Mission 300 » et le Dialogue Public-Privé sur l’énergie, prévu les 25 et 26 juin 2026 à Kinshasa.
Ces rencontres auront pour objectif de renforcer la concertation entre l’État et les investisseurs afin d’identifier des solutions concrètes pour accélérer la mobilisation des financements dans le secteur énergétique.
Le Gouvernement ambitionne de faire du secteur énergétique un pilier central du développement national. Entre réformes structurelles, projets d’infrastructures et ouverture au secteur privé, la RDC cherche désormais à convertir son immense potentiel en résultats tangibles au service de l’économie et des populations.
Lydia Mangala


