En marge de la DRC Mining Week 2026, le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia, a présenté les progrès réalisés dans la modernisation de l’administration minière congolaise, lors d’un panel organisé par l’ambassade des États-Unis autour du partenariat stratégique RDC–Washington sur les minerais critiques.
Devant des investisseurs internationaux et des acteurs du secteur, le responsable du CAMI a mis en avant une série de réformes structurantes, centrées notamment sur la digitalisation de l’institution, considérée comme un levier majeur de transparence et d’efficacité dans la gestion du domaine minier congolais.

« Il était important pour nous de mettre de l’ordre dans le cadastre minier, car nous sommes la vitrine vers l’extérieur. Notre système est entièrement digitalisé : toutes les informations qu’il contient peuvent être consultées directement de l’extérieur », a expliqué Popol Mabolia.
Selon lui, cette transformation numérique vise à réduire les intermédiaires, sécuriser les données minières et faciliter l’accès des investisseurs à une information fiable et actualisée, dans un contexte de forte compétition mondiale autour des minerais stratégiques.
Le directeur général du CAMI a également évoqué les résultats de l’opération d’assainissement du cadastre minier, qui a permis la récupération de plus de 50 000 kilomètres carrés de permis miniers jugés inactifs ou non conformes aux obligations légales. Une démarche qui, selon lui, contribue à assainir le secteur et à libérer des opportunités pour de nouveaux investisseurs.
Sur le plan du climat des affaires, Popol Mabolia a indiqué que des échanges sont en cours avec les partenaires américains afin de renforcer davantage l’attractivité du secteur minier congolais. Ces discussions portent notamment sur les questions fiscales, la sécurisation des investissements et les garanties offertes aux opérateurs.
Il a par ailleurs insisté sur l’importance stratégique de l’amélioration des connaissances géologiques du sous-sol congolais, estimant qu’une meilleure cartographie des ressources constitue un atout essentiel pour optimiser leur exploitation et maximiser les retombées économiques pour l’État.

Cette coopération technique avec les États-Unis s’inscrit, selon lui, dans une dynamique plus large visant à mieux valoriser les gisements congolais et à renforcer la place de la République démocratique du Congo dans la chaîne mondiale des minerais critiques.
Le CAMI entend consolider son rôle de pilier de la gouvernance minière, dans un secteur en pleine transformation et au cœur des enjeux économiques et géopolitiques mondiaux.
Lydia Mangala


