À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, commémorée ce vendredi 19 juin, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a rappelé l’ampleur de cette maladie génétique qui continue d’affecter des millions de personnes à travers le monde, avec une concentration particulièrement élevée sur le continent africain.
Selon les données relayées par le ministère, plus de 7,74 millions de personnes vivent actuellement avec la drépanocytose dans le monde. Parmi elles, plus de 73 % résident en Afrique, faisant du continent l’épicentre mondial de cette pathologie héréditaire souvent méconnue mais aux conséquences parfois lourdes.
La drépanocytose est une maladie génétique du sang caractérisée par une anomalie de l’hémoglobine qui entraîne une déformation des globules rouges. Ces derniers prennent alors une forme de faucille, perturbant la circulation sanguine et provoquant de nombreuses complications, notamment des douleurs chroniques, des infections récurrentes, une anémie sévère et des atteintes d’organes.
Face à cette réalité sanitaire, les autorités sanitaires insistent sur l’importance du dépistage précoce, considéré comme l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Identifier la maladie dès la naissance permet en effet une prise en charge adaptée et réduit considérablement les risques de complications graves.
La sensibilisation du public figure également parmi les priorités mises en avant à l’occasion de cette journée mondiale. De nombreux spécialistes estiment que la méconnaissance de la maladie demeure un frein à la prévention, notamment dans les pays où les tests de dépistage prénuptial et néonatal ne sont pas encore systématiquement réalisés.
Le ministère de la Santé appelle ainsi à renforcer les efforts en matière d’information, de prévention et d’accès aux soins afin d’améliorer la prise en charge des personnes vivant avec la drépanocytose et de réduire son impact sur les familles et les systèmes de santé.
Alors que l’Afrique concentre près des trois quarts des cas recensés dans le monde, cette Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose rappelle l’urgence d’investir davantage dans le dépistage, la recherche médicale et l’accompagnement des patients afin de mieux faire face à l’une des maladies génétiques les plus répandues de la planète.
Lydia Mangala


