La République démocratique du Congo a célébré la Journée de l’enfant africain à l’Institut Technique Commercial (ITC) de Maluku, dans l’est de Kinshasa. La cérémonie s’est déroulée le mardi 16 juin en présence de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, ainsi que de plusieurs autorités nationales, provinciales et partenaires de développement.
Placée sous le thème continental : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », cette commémoration a permis de mettre en lumière les défis qui subsistent en matière de protection de l’enfance tout en réaffirmant les engagements du gouvernement en faveur du bien-être des enfants congolais.
Dans son allocution, la ministre du Genre, Famille et Enfant a souligné que la protection de l’enfance constitue aujourd’hui l’une des priorités du gouvernement congolais.
« Protéger un enfant, c’est protéger la République elle-même », a déclaré Micheline Ombae Kalama, estimant que l’avenir du pays dépend directement de l’investissement accordé aux générations futures.
La ministre a rappelé que cette vision s’inscrit dans les orientations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mises en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Selon elle, les questions liées à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène, à l’assainissement et à la protection sociale occupent désormais une place centrale dans les politiques publiques destinées aux enfants.
Elle a notamment mis en avant les avancées enregistrées ces derniers mois avec la validation de la Politique nationale de l’enfant à la fin de l’année 2025 et le lancement progressif de sa mise en œuvre à travers l’installation des structures de participation des enfants sur l’ensemble du territoire national.
Pour Micheline Ombae, cette politique constitue une véritable feuille de route visant à améliorer les conditions de vie des enfants et à garantir un accès équitable aux services essentiels.
« Grâce à un engagement parlementaire ferme et à la nouvelle Politique nationale de l’enfant validée fin 2025, la RDC s’est dotée d’une feuille de route ambitieuse : garantir un accès universel à ces services vitaux d’ici 2035 pour bâtir un avenir d’excellence à chaque enfant congolais », a-t-elle affirmé.

La ministre a également insisté sur l’urgence d’accélérer les efforts en matière d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Des défis qui continuent de peser sur la santé, la scolarité et l’épanouissement de millions d’enfants à travers le pays, particulièrement dans les zones rurales et les milieux vulnérables.
Au cours de la cérémonie, les enfants reporters venus de plusieurs provinces ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations. Ils ont plaidé pour un accompagnement accru en faveur des enfants vivant dans les régions affectées par les conflits armés, les zones rurales enclavées et les communautés les plus fragiles.
Leur intervention a rappelé que les droits de l’enfant demeurent un enjeu majeur de développement et nécessitent une mobilisation continue des pouvoirs publics, des partenaires et de la société dans son ensemble.
La célébration s’est clôturée par la remise de kits d’hygiène aux élèves de l’ITC Maluku. Ces kits comprenaient notamment des savons, des détergents, des dispositifs de lavage des mains, des raclettes ainsi que des bandes hygiéniques destinées aux jeunes filles.
Instituée par l’Organisation de l’unité africaine, devenue Union africaine, la Journée de l’enfant africain est célébrée chaque 16 juin en mémoire du soulèvement des élèves de Soweto, en Afrique du Sud, en 1976. Elle demeure un moment privilégié de réflexion sur les droits des enfants africains et sur les actions à mener pour leur garantir un avenir meilleur.
Par cette commémoration, la RDC a réaffirmé sa volonté de faire de la protection de l’enfance, de l’accès aux services de base et du développement du capital humain les piliers d’un avenir plus inclusif et plus prospère.
Lydia Mangala


