La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé le mercredi 20 août 2025 une importante réunion de la Taskforce nationale chargée des préparatifs de la 8ᵉ édition du Forum national du Genre.
Entourée des cadres administratifs de son ministère, elle a fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs de ces assises, qui se tiendront du 10 au 13 septembre prochain à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï.
Une réunion de validation et de mobilisation
Au cœur des échanges figuraient trois points essentiels notamment la validation définitive de la date et du lieu, l’identification des partenaires techniques et financiers, ainsi que la garantie de la participation active des ministres provinciaux et des chefs de division en charge du Genre.
La ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination efficace pour faire de ce rendez-vous une véritable tribune nationale d’échanges et de propositions.
Mbuji-Mayi, un choix symbolique et stratégique
Le choix de Mbuji-Mayi comme ville hôte n’est pas anodin. Selon Esther Kamuanya Biayi, Secrétaire générale au Genre, cette région demeure confrontée à de fortes pesanteurs socio-culturelles telles que les mariages précoces, les coutumes restrictives, discriminations et les violences basées sur le genre.
« Ce forum sera une opportunité pour examiner ces réalités, ouvrir un dialogue inclusif et renforcer la protection des droits des femmes et des filles », a-t-elle souligné.
Une édition axée sur la paix et la sécurité
Placée sous le thème « Femme, paix et sécurité », cette 8ᵉ édition du Forum national du Genre ambitionne de renforcer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, la prévention des conflits et la gouvernance inclusive.
Elle succède à l’édition précédente de Matadi, chef lieu de la province du Kongo-Central, qui avait déjà jeté les bases d’une approche participative et multisectorielle dans la promotion de l’égalité de genre.
Vers un engagement collectif pour l’égalité
À travers cette initiative, le ministère du Genre entend fédérer les efforts de l’État, des provinces, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile.
L’objectif est de bâtir une feuille de route nationale qui contribuera à lever les barrières persistantes, à améliorer la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles et à promouvoir une société plus juste et inclusive.
Le rendez-vous de Mbuji-Mayi se veut donc un moment charnière pour rappeler que la paix, la sécurité et le développement durable passent aussi par l’inclusion et la valorisation des femmes congolaises.
Lydia Mangala


