Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé une réunion de haut niveau de la Troïka politique élargie aux structures de suivi des réformes, consacrée à l’évaluation de la situation économique et financière de la République démocratique du Congo, à quelques semaines des discussions cruciales avec le Fonds monétaire international (FMI).
Cette rencontre stratégique s’inscrit dans les préparatifs de la 2ᵉ revue du programme triennal appuyé par le FMI, d’un montant de 300 millions USD, dont l’examen est attendu au Conseil d’administration du FMI, le 19 décembre 2025 à Washington.
Au cœur des échanges : l’avancement des réformes structurelles, la discipline des finances publiques et les mesures de consolidation de la stabilité macroéconomique, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du gouvernement dirigé par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Des repères respectés, des réformes qui renforcent la confiance
Selon Félicien Mulenda, coordonnateur du Comité de suivi des réformes, le ministre a présenté un état actualisé des finances publiques, mettant en lumière les ajustements budgétaires engagés pour maintenir la cohérence des engagements pris avec le FMI, notamment en matière de :
• mobilisation accrue des recettes intérieures,
• optimisation et traçabilité des dépenses publiques,
• renforcement du rôle des comptables publics,
• opérationnalisation de la Direction générale du Trésor, de la Comptabilité et du Patrimoine (DGTCP).
Parmi les avancées saluées : la mise en œuvre de la facture normalisée, dont l’entrée en vigueur est fixée au 1ᵉʳ décembre 2025, une réforme phare pour moderniser le système fiscal congolais et réduire les risques de fraude fiscale.
Taux de change, inflation, marché : les priorités de la stabilité
Dans son intervention, Doudou Fwamba a rappelé que la réussite du programme avec le FMI repose autant sur le respect des engagements que sur la stabilité des fondamentaux économiques, en insistant particulièrement sur :
• la stabilité du taux de change,
• la maîtrise de l’inflation, projetée à 2,3 % en fin d’année,
• le bon fonctionnement du marché des biens et services,
• la consolidation des équilibres budgétaires et monétaires.
« La stabilité économique n’est pas acquise, elle se protège par la discipline, la coordination et le courage dans les réformes », a martelé le ministre, appelant l’ensemble des parties prenantes à maintenir le cap et synchroniser davantage l’exécution des réformes sur le terrain.
Une coordination interinstitutionnelle renforcée
Ont participé à cette séance de travail :
• le vice-ministre du Budget,
• le Premier vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC),
• le Directeur de cabinet adjoint de la Première ministre,
• ainsi que les structures techniques CTR, COREF, DTMF, COREF, ISS, et plusieurs experts du Budget et des Finances.
Cette mobilisation témoigne d’une coordination accrue entre exécutifs budgétaire et monétaire, institutions financières et dispositifs de suivi, afin que la 2ᵉ revue du programme avec le FMI se conclue sous le sceau de la crédibilité et de la confiance renouvelée.
Judith Suminwa au centre de la validation finale
Les documents techniques consolidés à l’issue de la réunion seront validés et signés par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avant leur transmission officielle au FMI, dans le respect strict du calendrier convenu avec l’institution internationale.
Cette démarche, appuyée par la présidence de la République, réaffirme la volonté du Gouvernement d’honorer ses engagements, de renforcer la gouvernance financière et de soutenir une croissance inclusive au service des populations congolaises.
Et après la revue ? Une ambition durable
Au-delà de l’échéance du 19 décembre, les autorités congolaises entendent continuer à approfondir les réformes structurelles pour :
• consolider la résilience de l’économie nationale,
• renforcer la gouvernance des finances publiques,
• soutenir un secteur privé plus compétitif,
• stimuler la création d’emplois et l’industrialisation,
• et garantir le financement des grands projets de développement durable en RDC.
Joséphine Mawete


