Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a officiellement déclaré, le lundi 1er décembre 2025, la fin de la 16ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.
La cérémonie, organisée à l’hôtel du Fleuve Congo, s’est tenue en présence de la Première ministre ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers engagés dans la riposte.
Une réponse rapide et coordonnée

Dans son allocution, Roger Kamba a présenté les résultats clés de la riposte menée dans les provinces touchées, saluant la mobilisation exceptionnelle des équipes nationales et la rigueur de la coordination interinstitutionnelle.
Pour la première fois, l’ensemble des opérations a été intégralement piloté via le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), désormais considéré comme un pilier essentiel de la gouvernance sanitaire congolaise.
Parmi les données marquantes, un chiffre a particulièrement retenu l’attention : 36 037 personnes vaccinées pour un objectif initial de 27 512, soit un taux de couverture de 169 %.
Pour le ministre, cette performance reflète « un alignement efficace entre les équipes nationales, les relais communautaires et les partenaires internationaux », créant ce qu’il a qualifié de « mur de protection » contre la propagation du virus.
Des avancées structurelles majeures
Le ministre a également mis en lumière les progrès réalisés grâce aux réformes en cours au sein du secteur notamment le renforcement de la surveillance communautaire, l’amélioration des capacités d’alerte, la professionnalisation accrue des équipes locales d’intervention, l’optimisation de la logistique sanitaire ainsi que la consolidation de la communication institutionnelle et de la sensibilisation communautaire.
« Cette épidémie rappelle avec force que la santé publique est, aujourd’hui plus que jamais, une question de sécurité nationale », a insisté le ministre.
Des partenaires déterminants
Le ministre a salué l’appui constant de l’OMS, de l’UNICEF, d’Africa CDC, de Gavi, mais aussi celui de plusieurs organisations humanitaires et de nombreuses institutions publiques et privées du pays.
Il a rendu hommage à « un engagement décisif et une solidarité opérationnelle qui resteront inscrits dans l’histoire sanitaire de la République ».
Il a également souligné le rôle crucial des communautés du Kasaï, du Kasaï-Central et du Sankuru, dont la collaboration a été déterminante pour faciliter le travail des équipes de terrain.
L’Institut national de santé publique et les services déconcentrés du ministère ont également été félicités pour « leur constance et leur rigueur ».
Maintenir la vigilance après la riposte
Le ministère a indiqué que la phase post-riposte sera centrée sur la consolidation des acquis, le maintien d’une vigilance active et le renforcement des capacités de préparation face aux menaces épidémiques,
dans la continuité des priorités fixées par le Gouvernement.
La conclusion de cette épidémie marque une victoire collective pour le système de santé congolais, qui continue de renforcer ses outils et ses mécanismes de réponse afin de mieux protéger les populations face aux futures urgences sanitaires.
Lydia Mangala


