Les grandes vacances s’achèvent et l’heure est à la reprise des classes sur l’ensemble du territoire national ce lundi 1er septembre 2025.
Près de 29 millions d’élèves, de l’école primaire au secondaire, retrouvent ce lundi les bancs de leurs établissements. Une rentrée qui se veut à la fois porteuse d’espoir et marquée par des défis persistants, notamment sur le plan social et sécuritaire.
Une rentrée sous le signe du dialogue social
Si le gouvernement n’a pas encore satisfait toutes les revendications des enseignants, leurs principales organisations syndicales ont choisi de privilégier la reprise effective des cours.
La secrétaire générale du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), Cécile Tshiyombo, a confirmé que les enseignants regagnent les classes tout en maintenant une vigilance sur la mise en œuvre des engagements pris par l’exécutif.
Elle a rappelé que les syndicats ont donné un mois au gouvernement pour évaluer les avancées et que de nouvelles décisions pourraient être envisagées à l’issue de cette période.
Des efforts financiers salués mais encore incomplets
De son côté, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a présenté au Conseil des ministres un état des lieux des engagements déjà honorés par le gouvernement.
Elle a souligné le déblocage d’une enveloppe de 41 milliards de francs congolais qui a permis le paiement du solde de près de 700.000 enseignants ainsi que des primes des agents administratifs.
Elle a également insisté sur la libération récente des fonds pour l’assainissement du fichier de la paie, une étape cruciale pour garantir plus de transparence dans la gestion des salaires.
Toutefois, le dossier de la prime spéciale des inspecteurs reste en suspens, avec deux tiers encore impayés.
La continuité éducative dans les zones en conflit
La rentrée scolaire concerne également les zones sous contrôle de groupes armés, notamment l’AFC/M23, dont le porte-parole a appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école.
Le gouvernement, à travers la ministre de l’Éducation, a assuré que des espaces temporaires d’apprentissage sont en cours d’installation dans des territoires comme Nyiragongo et Lubero.
En parallèle, des projets de construction d’infrastructures scolaires progressent afin de garantir des conditions d’étude plus stables pour les enfants affectés par l’insécurité.
Une vision axée sur la qualité et l’innovation
Au-delà des urgences conjoncturelles, le ministère de l’Éducation nationale a réaffirmé ses priorités pour cette année scolaire.
La consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire, l’amélioration de la qualité pédagogique, la promotion de l’égalité des chances et l’intégration des nouvelles technologies dans les salles de classe constituent les piliers de l’action gouvernementale.
Pour la ministre Raïssa Malu, il s’agit de faire de l’école congolaise un véritable moteur de développement et un vecteur de cohésion nationale.
Cette rentrée 2025-2026 se présente ainsi comme un moment charnière, entre l’aspiration à un enseignement de qualité et les défis économiques et sécuritaires.
La République Démocratique du Congo entend assurer à ses millions d’élèves une éducation continue, stable et porteuse d’avenir.
Lydia Mangala


