La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présenté le lundi 25 août 2025, à l’Hôtel du Gouvernement, sa vision pour une société congolaise plus égalitaire et respectueuse des droits humains.
Cette rencontre a réuni des représentants d’institutions, de partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs engagés dans la promotion du genre et de la protection des droits.
Un diagnostic révélateur des défis

Depuis sa prise de fonction, la ministre a conduit un diagnostic qui a mis en lumière plusieurs obstacles majeurs freinant la promotion du genre et la protection des droits en République Démocratique du Congo. Parmi ces défis, figurent :
-L’existence de dispositions législatives obsolètes et restrictives, en décalage avec les engagements internationaux ;
– L’incapacité des victimes à financer leur défense devant la justice ;
– Les difficultés rencontrées par les cours, tribunaux et parquets dans la mise en œuvre effective des mesures d’instruction.
Trois piliers pour une action gouvernementale renforcée

Pour répondre à ces problématiques, Micheline Ombae a présenté un programme d’actions articulé autour de trois axes prioritaires :
– La lutte contre les violences basées sur le genre ;
– La promotion de l’égalité, la protection des droits des femmes, des familles et des enfants ;
– L’encouragement de la masculinité positive.
La ministre a également insisté sur la mise en place et la dynamisation d’outils institutionnels tels que le comité interministériel et le Conseil national genre et parité, la construction de maisons de la femme dans les provinces, ainsi que le processus de création du parlement de l’enfant.
Le soutien renouvelé des partenaires
Lors de cette cérémonie, la représentante intérimaire de l’ONU Femmes en RDC, Arlette Mvondo, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts.
Elle a souligné que les priorités définies par la ministre constituent une véritable opportunité pour transformer durablement la vie des femmes et des jeunes filles en RDC.
Les partenaires techniques et financiers présents ont, de leur côté, réitéré leur volonté d’agir de manière coordonnée pour appuyer la promotion des droits, l’autonomisation économique et la participation active des femmes et des filles à la vie politique, économique, sociale et technologique du pays.
Vers une meilleure coordination intersectorielle
Le ministère du Genre, Famille et Enfant s’appuie également sur un réseau de cellules Genre mises en place au sein de plusieurs ministères clés, notamment ceux des Droits Humains, de l’EPST, de l’ESU, de la Justice, de la Santé et des Affaires sociales.
Cette approche vise à favoriser une prise en compte transversale du genre dans toutes les politiques publiques, avec l’appui conjoint du gouvernement et de ses partenaires.
Lydia Mangala


