Ce mercredi 16 juillet 2025, la capitale congolaise est quasiment à l’arrêt. Toutes les voies menant au Centre Culturel et au Palais du Peuple, où se tient le Festival Mondial de la Musique et du Tourisme, sont saturées.
Véhicules personnels, taxis, motos et bus se retrouvent prisonniers d’un gigantesque embouteillage sans précédent. Pendant que l’événement bat son plein, la ville suffoque.
Une congestion totale de la circulation

Depuis le lever du jour, les grands axes stratégiques de Kinshasa sont paralysés.
Aucun itinéraire n’a été épargné que ce soient le boulevard du 30 Juin, le boulevard Sendwe, le boulevard Triomphal, l’avenue Kasa-Vubu, l’avenue du 24 Novembre, l’avenue des Huileries, ainsi que les ronds-points Moalart et Magasin, tous connaissent une saturation extrême.
La densité du trafic a atteint des niveaux critiques, rendant impossible tout déplacement fluide vers ou à partir du centre-ville.
Une capitale bloquée sans alternative

Aucune issue n’est envisageable pour les Kinois, qu’ils soient à bord de véhicules personnels, de motos, de taxi-bus ou même à pied.
Certains usagers, excédés par l’attente interminable, tentent de progresser à pied, tandis que d’autres restent immobilisés sans espoir de débloquer la situation.
L’embouteillage touche tous les quartiers environnants, paralysant les activités économiques, scolaires et professionnelles dans plusieurs communes.
Manque de coordination et de planification

L’envergure de l’événement, combinée à l’absence apparente d’un plan de circulation préalablement établi, révèle une fois de plus les limites de la planification urbaine à Kinshasa.
Aucun itinéraire alternatif n’a été proposé, aucun dispositif de régulation visible sur les grands carrefours, et les informations préventives ont été quasiment inexistantes pour les riverains.
Comme résultat, nous nous retrouvons dans une ville engloutie dans sa propre mobilité, en décalage total avec les exigences d’une capitale qui accueille un événement international.
Un contraste entre faste culturel et détresse urbaine
Alors que le festival, en lui-même, réunit artistes, experts et délégations venus du monde entier pour célébrer la musique et le tourisme, la scène urbaine extérieure offre un tout autre visage.
Kinshasa, plongée dans une chaleur suffocante, laisse voir des visages fatigués, des motos à l’arrêt, et des klaxons enchaînés dans un concert chaotique.
Le Festival Mondial de la Musique et du Tourisme est un symbole d’ouverture culturelle pour la RDC, mais son organisation a mis à nu un vieux problème, celui de l’incapacité structurelle de Kinshasa à absorber un afflux massif sans étouffer.
L’expérience du jour appelle à repenser en urgence la gestion de la circulation urbaine à l’échelle de la ville, surtout lors des grands rassemblements. À défaut, la ville continuera d’osciller entre rayonnement et paralysie.
Lydia Mangala


