La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, a accueilli, le mercredi 9 juillet 2025, le lancement officiel du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), une initiative ambitieuse financée à hauteur de 69 millions de dollars américains par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), avec l’appui technique de la Banque mondiale.
Une réponse aux inégalités éducatives

Le PEQIP s’inscrit dans une dynamique de réforme de fond de l’école primaire publique en République démocratique du Congo.
Il vise à rendre l’éducation de base plus équitable, inclusive et qualitative, en réponse aux nombreuses disparités régionales et sociales qui affectent l’accès à une éducation digne pour tous les enfants du pays, en particulier dans les provinces à forts défis structurels.
En ciblant spécifiquement cinq provinces, l’Ituri, le Kasaï, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental et le Sud-Kivu, le projet concentre ses efforts là où les besoins sont les plus pressants.
Ces territoires sont marqués par un faible taux de scolarisation, des infrastructures scolaires dégradées et un manque criant d’enseignants qualifiés, en particulier de femmes.
Une ambition structurante sur quatre ans

Étendu sur la période 2024–2028, le PEQIP prévoit une série d’interventions concrètes sur le terrain.
Parmi les mesures phares figurent la construction de nouvelles écoles primaires, l’installation d’infrastructures sanitaires adéquates dans les établissements, mais aussi un effort soutenu pour le recrutement et la formation d’enseignantes, afin de renforcer la présence féminine dans le corps éducatif congolais.
À travers ces actions, le projet entend améliorer non seulement les conditions d’apprentissage des enfants, mais également les conditions d’enseignement et la gestion pédagogique dans les zones les plus touchées.
Il vise aussi à renforcer l’environnement scolaire pour les jeunes filles, qui font encore face à de nombreux obstacles dans leur parcours éducatif.
Vers une école primaire publique de qualité

Le lancement du PEQIP à Mbuji-Mayi marque une étape clé dans la volonté du gouvernement et de ses partenaires de bâtir une école publique forte, inclusive et adaptée aux réalités du pays.
Ce projet intervient comme un levier stratégique pour revitaliser le secteur de l’éducation primaire, socle de tout développement humain durable.
À terme, le PEQIP ambitionne d’impulser une dynamique durable de transformation éducative en RDC, tout en contribuant à la réalisation des Objectifs de développement durable liés à l’éducation pour tous.
Lydia Mangala


