Le vendredi 23 mai 2025, lors de la 44ᵉ réunion du Conseil des ministres présidée par Félix-Antoine Tshisekedi, Jean-Pierre Kezamudru Musisiri, vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, a annoncé que l’État prendrait en charge tous les frais d’inscription aux évaluations certificatives pour les finalistes des provinces du Nord- et du Sud-Kivu.
Au total, 718 558 candidats bénéficieront de cette mesure, destinée à garantir à chacun un accès équitable à l’examen, malgré la situation sécuritaire fragile.
Une initiative renforcée face à l’insécurité
Consciente de l’occupation partielle de ces deux provinces par les forces du M23, soutenues par le Rwanda, l’équipe gouvernementale a étendu la gratuité aux trois principales évaluations : l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) ainsi que l’Examen d’État (Exetat), tant pour les sessions ordinaires qu’hors session.
Cette décision s’inscrit dans le prolongement des instructions présidentielles émises lors de la 35ᵉ réunion du Conseil, afin de ne laisser aucun jeune défavorisé par des circonstances indépendantes de sa volonté.
Rétrospective et financement
L’an dernier, la mesure ne couvrait que les élèves du Nord-Kivu. Selon le compte rendu officiel, deux tiers des crédits alloués ont déjà été débloqués par le Trésor public, et le reliquat sera bientôt versé.
Fort de ce premier succès, le gouvernement affiche sa détermination à honorer ses engagements budgétaires pour 2025, en mobilisant les ressources nécessaires à la prise en charge intégrale des frais d’examen.
Organisation et dispositif d’accompagnement
Le calendrier officiel, consultable sur le site du ministère, précise que les épreuves hors session de l’Exetat se tiendront en juin, que l’ENAFEP interviendra début juillet et que le TENASOSP se déroulera à la mi-juillet.
La session ordinaire de l’Exetat est, quant à elle, programmée pour la fin du même mois. Par ailleurs, lors de la 42ᵉ réunion du Conseil des ministres du 2 mai, la Première ministre Judith Suminwa a annoncé un plan de contingence destiné à assurer la tenue des examens dans les zones les plus exposées, en déployant des centres d’examen de remplacement et des équipes mobiles d’encadrement.
À travers ces différentes mesures, l’exécutif réaffirme sa priorité de préserver le droit à l’éducation et garantir une évaluation juste pour tous, quelle que soit la situation sécuritaire sur le terrain.
Lydia Mangala


