La République démocratique du Congo a officiellement soumis sa candidature pour un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2026–2027.
Porte-parole de la délégation congolaise, l’ambassadeur près l’ONU a rappelé la longue tradition de la RDC au sein de l’instance : déjà membre en 1982–1983 et 1990–1991, le pays y avait alors assumé la présidence, notamment pour condamner l’invasion du Koweït.
Une feuille de route tournée vers la paix et la gouvernance responsable

Devant l’Assemblée générale et les représentants de la société civile, Kinshasa a décliné ses axes prioritaires :
– instaurer une gestion transparente et éthique des ressources naturelles,
– moderniser les mécanismes de maintien de la paix
– renforcer l’intégration des femmes et des jeunes dans toutes les décisions de sécurité.
La RDC propose également d’impulser une transition écologique, de promouvoir les droits humains et de coordonner la lutte contre le dérèglement climatique, dans un esprit de développement durable.
Une expertise acquise sur le terrain des opérations de paix

Fort de l’expérience de la MONUSCO, l’une des plus vastes missions de l’ONU, le pays entend partager son savoir-faire en matière de résolution de conflits et de consolidation de la stabilité.
Cette expertise, soulignent les diplomates congolais, constitue un atout crucial pour enrichir le débat au sein du Conseil et soutenir des interventions plus efficaces.
Soutien continental et échéance décisive
La candidature de la RDC bénéficie de l’appui unanime de l’Union africaine et de la SADC, qui saluent la crédibilité du pays et son rôle moteur dans les Grands Lacs.
Le verdict sera rendu lors du scrutin prévu le 3 juin 2025 à l’Assemblée générale.
En cas d’élection, Kinshasa entend faire entendre sa voix pour une ONU plus proactive, attachée à la prévention des crises et au respect des principes fondateurs de la Charte.
Lydia Mangala


