L’histoire écrira à l’encre de la rupture qu’au temps de Fatshi, le vent a commencé à se lever contre l’impunité. Un ancien 1er Ministre et un ancien gouverneur de la BC ,géants d’hier, ont été condamnés à la prison et dépouillés pour rendre au peuple ce qu’ils lui avaient dérobé.
L’histoire chantera aussi que sous ce même mandat, un ancien Chef d’ État, fut poursuivi pour avoir fraternisé avec les flammes d’un mouvement rebelle et en avoir fait l’apologie. Deux actes lourds. Deux symboles forts. Deux secousses dans une République habituée à l’oubli,
au silence de marbre face aux puissants, et à cette impunité qui suinte des murs du pouvoir depuis l’indépendance. Mais l’histoire ne peut s’écrire à moitié. Elle ne s’accomplit que lorsqu’elle va jusqu’au bout de la logique. Les citoyens de l’espérance lucide souhaitent que cette logique s’étende, sans trembler, aux actes du présent, et pas seulement à ceux du passé.
Car pendant que l’on jugeait hier, aujourd’hui continue, parfois avec les mêmes maux portés par d’autres visages.
Des ministres, des mandataires, des Chefs des institutions, des directeurs généraux, certains dans l’ombre, tissent encore les toiles du détournement sous le regard passif, parfois complice, de ceux qui devraient les dénoncer. L’histoire que le peuple appelle de ses vœux, celle qui fera école dans les manuels d’éthique républicaine devra dire un jour que sous Félix Tshisekedi, même les siens furent jugés. Et même ceux qui, couverts du drapeau de la loyauté, pillaient à huis clos. Le peuple n’attend pas une vendetta. Il réclame une cohérence. Que ceux qui, hier ont conduit ce pays au bord de l’abîme paient, certes. Mais que ceux qui aujourd’hui, ds les salons climatisés du pouvoir, répètent le même pillage en bleu et blanc ne soient pas épargnés. Ainsi, la lutte contre la corruption ne sera pas un musée du passé. Elle sera vivante, actuelle, sans intouchables.
Quand ceux des magistrats qui eux même corrompus à leur tour profitent des procédures pour blanchir les coupables seront révoqués, interpellés, jugés, il sera possible de franchir l’étape suivante.
L’histoire devra dire que sous Tshisekedi, le juge qui vendait la justice était jugé et condamné;
Le ministre en fonction qui trahissait la mission publique était révoqué, jugé et mis en taule;
Le mandataire qui vidait les caisses de l’entreprise subissait le même sort.
Que les nouveaux riches justifiaient l’origine de leurs avoirs. Voilà la République que le citoyen lambda a tjrs rêvé. Pas celle où plutôt que de voir la gravité des fautes commises,on brandit la tribu et on crie abusivement au règlement de compte.
De la sorte, Fatshi aura sifflé la fin de la récréation.
Il devra cependant savoir que la cour de récréation n’est jamais vide. Certains s’y cachent toujours.
Certains y jouent, avec les règles et l’argent du peuple.
Parce qu’il est entrain d’ inscrire son nom au panthéon des bâtisseurs, il devra poursuivre l’œuvre sans distinction, sans pitié pour les proximités affectives ou les alliances du moment. Car, c’est dans cette cohérence que renaîtra la crédibilité des institutions.
Et c’est dans l’universalité de la justice que se forgera la grandeur de notre nation.
Ainsi, du PR au huissier, chacun devra réfléchir deux fois avant de trahir la nation. Et même longtemps après avoir quitté ses fonctions, il se rappellera que la République a désormais une mémoire.
C’est cela une dictature éclairée dont nous parlions, celle que la justice impose sous l’impulsion du Magistrat Suprême. Ce n’est pas celle d’un Mobutu, dictateur aveuglé par les intérêts de son clan et de ceux des enjôleurs qui chantaient à sa gloire.
Mais la fermeté au service du peuple.
L’autorité fondée sur l’éthique,
La rigueur animée par la lumière.
C’est à cette dictature éclairée que nous appelions hier et que nous appelons encore aujourd’hui.


