À Kisangani, les agents du Centre de traitement des épidémies de la zone de santé Makiso appellent à l’amélioration de leurs conditions de travail pour leurs permettre de mieux se protéger contre les maladies contagieuses auxquelles ils sont exposés.
Une plaidoyer a été formulé lundi 12 mai, à l’occasion de la Journée internationale des infirmiers. Excepté le manque de matériel de protection, ces prestataires réclament également le paiement de leurs primes de motivation, impayées depuis quatre mois.
D’après leur représentant, Perris Litombe, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se focalise uniquement sur la prise en charge des patients atteints de MPOX sur le terrain, tandis que le personnel soignant, en contact direct avec ces malades, n’est pas pris en charge.
« Cela fait quatre mois que nous sommes impayés pour la prise en charge du MPOX. Aujourd’hui, une nouvelle épidémie de choléra s’ajoute à la situation à Kisangani. Depuis le 22 avril, nous avons déjà pris en charge 21 cas de choléra. Pour le MPOX, depuis 2024, nous avons traité plus de 400 cas. Les patients atteints de choléra arrivent souvent en phase avancée, et après les soins, ils retournent dans leurs foyers. Nous demandons en priorité au gouvernement provincial de prendre en charge nos collègues malades, mais aussi de rémunérer ceux qui veillent au chevet des patients », a-t-il déclaré.
Contacté afin d’avoir plus d’éclaircissement, le chef par intérim de la Division provinciale de la santé, le Dr Antoine Bitoko, a avoué ces difficultés. Il a toutefois invité le personnel à la patience, tout en leurs assurant que les démarches pour une solution durable avancent positivement.
Ben Mandjolo


