Depuis le 08 avril 2025, une équipe pilotée par la Direction nationale de construction, d’entretien, de réhabilitation et de gestion des infrastructures scolaires (DINAC), soutenue par la cellule de sauvegarde du Projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire (PEQIP), sillonne l’Ituri, le Kasaï, le Kasaï‑Central et le Kasaï‑Oriental.
Sa mission est de visiter soixante‑dix écoles et deux cents points WASH pour évaluer, certifier et préparer les futurs chantiers de construction ou de réhabilitation.
Au cœur de cette tournée, l’attention portée aux élèves les plus vulnérables, notamment les filles et les enfants en situation de handicap, tient une place centrale.
Les experts examinent l’accessibilité des sites, la qualité des sols et la gestion des eaux, tout en intégrant une grille de lecture dédiée aux risques de violences basées sur le genre et d’exploitation ou d’abus sexuels en milieu scolaire.

Au fil des kilomètres parcourus, l’équipe a déjà identifié des sites où l’installation de latrines adaptées et l’accès à l’eau potable requièrent des solutions d’urgence, ainsi que des écoles dont la configuration inviable expose les élèves à des risques sanitaires et sécuritaires.
Chaque visite se conclut par un rapport détaillé, qui alimentera l’avancement de la première composante du PEQIP, l’amélioration des environnements d’apprentissage, avant de décliner, dans un second temps, les volets formation des enseignants, renforcement des systèmes et réponses d’urgence conditionnelle.
Prévue jusqu’au 21 avril, cette mission de certification et de screening marque le lancement tangible d’un projet ambitieux visant à doter chaque enfant congolais d’un cadre d’étude sûr, inclusif et propice à son épanouissement.
Lydia Mangala


