Ce jeudi 17 avril 2025, dans les bureaux du CAFCO à Kinshasa, les organisations féminines ont dénoncé l’exclusion systématique des femmes lors des récentes consultations politiques.
Réunies sous l’égide du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO), de la Coalition Beijing RDC, du Comité national Femme et Développement (CONAFED), de la Dynamique nationale des femmes candidates (DYNAFEC) et de Rien sans les Femmes (RSLF), elles ont adressé une déclaration aux autorités compétentes, appelant à un processus national véritablement inclusif.
Contexte et rappel des engagements présidentiels
Leur déclaration fait écho au discours du 22 février 2025 dans lequel le président Félix‑Antoine Tshisekedi avait promis une gouvernance d’union nationale par des consultations encadrées par son conseiller spécial en matière de sécurité.
Officiellement lancées le 24 mars 2025, ces consultations devaient respecter la suprématie de la Constitution, l’unité nationale et la gouvernance participative. Pourtant, les femmes en ont été systématiquement écartées.
Contexte institutionnel
Face à l’urgence politique, le président de la République avait, dès le 22 février 2025, promis un « gouvernement d’union nationale » via des consultations préparées sous la houlette d’un conseiller spécial en matière de sécurité.
Le lancement médiatique de ces consultations avait eu lieu le 22 mars, pour un démarrage effectif le 24 mars 2025. Or, les plateformes féminines n’y ont trouvé aucune représentante.
Selon elles, cette ouverture était censée être encadrée par des principes forts :
« Le principe reposerait sur la suprématie de la Constitution, l’unité nationale, l’intangibilité des frontières, l’intégrité du territoire, la souveraineté nationale, le respect des institutions et la gouvernance inclusive et participative. »
Principes et engagements rappelés
Les femmes leaders ont souligné que la République démocratique du Congo a ratifié la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et l’article 14 de sa Constitution, qui garantissent la parité et l’égalité de participation.
Elles ont également rappelé l’adhésion de la RDC à la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui impose l’inclusion des femmes dans tout processus de paix et de négociation.
Malgré tout cela, la voix des femmes a été oubliée. Les militantes ont souligné :
« Nous citons le pouvoir public à prendre, dans tous les domaines, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation ».
Face à ce constat, elles invitent « les femmes de toutes les tendances à participer à toutes les négociations visant la paix », afin que la promesse d’union nationale ne reste pas un simple vœu.
Lydia Mangala


