Ce lundi 31 mars 2025, la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa a été le théâtre d’une rencontre hautement symbolique.
À l’occasion de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a convié les représentants de la communauté musulmane congolaise à un moment de partage et de dialogue.
Un geste de reconnaissance et de respect
Dans un pays où les Églises catholique et protestante dominent l’espace religieux, la communauté musulmane, troisième force confessionnelle de la RDC, a été honorée par cette réception présidentielle.
Comme le veut la tradition, le Chef de l’État a partagé avec eux le repas de fin de Ramadan, affirmant ainsi son engagement à renforcer l’inclusion et la cohésion nationale.
Au-delà du cadre convivial, l’événement portait un message fort. Dans un contexte où la RDC fait face à de nombreux défis sécuritaires et sociaux, Félix Tshisekedi a saisi cette opportunité pour appeler à l’unité et à la mobilisation de tous en faveur de la paix.
« Toute la population congolaise attend de la communauté musulmane une participation active aux efforts visant au retour à la paix », a-t-il déclaré.
Unité et réconciliation : un impératif pour la communauté musulmane

La rencontre a aussi permis d’aborder des questions internes à la communauté musulmane congolaise. Le Président Tshisekedi a salué la mise en place d’une commission des réformes, estimant qu’elle devait être inclusive et capable d’identifier précisément les maux qui fragilisent la famille musulmane en RDC.
Cet appel à l’unité a été appuyé par des figures gouvernementales présentes à la réception. La ministre d’État en charge de l’Environnement et du Développement durable, Ève Bazaiba, a insisté sur l’importance pour la communauté musulmane d’être unie, réconciliée et forte, afin de mieux contribuer au projet national.
Dans le même élan, le ministre d’État à la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, a également souligné la nécessité de dépasser les divisions internes pour bâtir une communauté solide et influente au sein du pays.
Un rassemblement d’ampleur nationale

Près de 100 délégués musulmans, des diplomates et d’autres personnalités de confession musulmane ont pris part à cette réception présidentielle. Un signe de l’importance accordée à ce moment de dialogue et de reconnaissance.
Dans un pays où les tensions intercommunautaires et les crises sécuritaires persistent, cette célébration de l’Aïd el-Fitr à la présidence prend une dimension bien plus grande qu’une simple tradition religieuse. Elle incarne que la RDC ne peut se construire sans l’unité et l’implication de toutes ses forces vives, y compris celles de la communauté musulmane.
En honorant cette célébration et en appelant à la cohésion, Félix Tshisekedi trace une voie, celle d’une RDC où les différences sont une richesse et où chaque citoyen, quelle que soit sa confession, a un rôle à jouer dans la construction de la paix et du progrès.
Lydia Mangala


