Kinshasa accueille, depuis le lundi 15 jusqu’au jeudi 18 décembre 2025, le 10ᵉ Congrès de la Société Congolaise des Gynécologues et Obstétriciens (SCOGO), une rencontre scientifique majeure placée sous le thème : « Le rôle du gynécologue-obstétricien face aux défis sanitaires du couple mère-enfant à l’ère de la Couverture Santé Universelle ».
À l’ouverture de ces assises, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais à accélérer la mise en œuvre effective de la Couverture Santé Universelle (CSU).
La gratuité de la maternité, un choix politique au service des mères et des nouveau-nés
Dans son allocution, le ministre Roger Kamba a rappelé que la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né constitue un choix politique stratégique, visant à protéger les femmes et les enfants au moment le plus critique de la vie.
Cette réforme, a-t-il souligné, repose sur trois piliers essentiels notamment la qualité des soins, le soutien et la valorisation du personnel de santé, ainsi qu’un financement transparent et traçable garantissant la durabilité du programme.
Il a insisté sur le rôle central des gynécologues, obstétriciens et sages-femmes, acteurs de première ligne dans la protection du couple mère-enfant, appelés à jouer un rôle déterminant dans l’atteinte des objectifs de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.
La CSU, un contrat social entre l’État et la population
Se faisant l’écho de la vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre de la Santé a rappelé que la Couverture Santé Universelle constitue un véritable contrat social entre l’État et les citoyens.
Il a invité la SCOGO à formuler des recommandations opérationnelles, capables d’éclairer et d’appuyer l’action publique, afin de faire de la gratuité de la maternité un marqueur durable de justice sociale et de souveraineté sanitaire en République démocratique du Congo.
Rendant hommage aux professionnels de santé, il a salué leur engagement quotidien et exprimé le vœu de voir les acquis de la CSU se consolider à travers une offre de soins toujours plus accessible, équitable et de qualité.
Une mobilisation scientifique nationale et internationale
Pendant trois jours, des experts du Ministère de la Santé, des partenaires techniques et financiers, des gynécologues-obstétriciens, des sages-femmes, des prestataires de santé et des acteurs de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, venus des 26 provinces de la RDC, échangent sur les innovations, les bonnes pratiques et les expériences de terrain pour améliorer la santé maternelle et néonatale.
À cette occasion, le Représentant résident de l’UNFPA, Alain Akpadji, a salué le leadership scientifique de la SCOGO, soulignant son rôle d’avant-garde dans la formation continue et l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive.
Il a rappelé le partenariat solide entre l’UNFPA et le Gouvernement congolais, à travers le Ministère de la Santé, dans le cadre de la CSU.
Ce partenariat se traduit notamment par un appui au renforcement du système de santé à tous les niveaux : élaboration de politiques et stratégies, mise en place de normes et directives, prévention de la fistule obstétricale, amélioration de l’accès aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence, ainsi que la promotion de la planification familiale.
À travers ce 10ᵉ Congrès, la SCOGO s’affirme comme un acteur clé de la transformation du système de santé en RDC, au service des mères, des nouveau-nés et de l’avenir sanitaire du pays.
Lydia Mangala


