La neuvième édition de la Semaine française de Kinshasa confirme, une fois de plus, son statut de carrefour stratégique pour le renforcement des relations économiques entre la République démocratique du Congo et la France. Dans un contexte marqué par la recherche de partenariats plus équilibrés et orientés vers la transformation locale, l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) s’est imposée comme un acteur central de cette édition 2026.
Organisée au Pullman Kinshasa Grand Hôtel, la cérémonie d’ouverture, tenue le mercredi 22 avril, a été présidée par le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, en présence notamment de l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, ainsi que de plusieurs personnalités politiques et économiques. Dans son allocution, le VPM a salué la dynamique positive des relations bilatérales, appelant à des investissements davantage productifs et structurants.
Au cœur de cette édition placée sous le thème « RDC–France : perspectives partagées », l’ANAPI a joué un rôle moteur en accompagnant une délégation de 25 entreprises membres du Mouvement des entreprises de France. Cette présence illustre l’intérêt croissant du secteur privé français pour les opportunités qu’offre le marché congolais.
Intervenant lors de cette session de haut niveau, le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, a insisté sur la nécessité d’une meilleure articulation entre politiques publiques et initiatives privées. Selon lui, la planification stratégique constitue un levier essentiel pour orienter les investissements vers des secteurs prioritaires et garantir leur impact à long terme.
Dans la même dynamique, la Directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, a présenté les réformes engagées pour renforcer l’attractivité du pays. Elle a mis en avant les mécanismes d’accompagnement des investisseurs, les incitations prévues par le Code des investissements ainsi que les efforts en cours pour simplifier les procédures administratives et sécuriser les projets. Une intervention saluée pour sa clarté et son orientation résolument tournée vers l’action.
En marge des travaux, plusieurs entreprises françaises de premier plan, parmi lesquelles Thales Group, Sogea-Satom, Artelia, Bpifrance et Saint-Gobain PAM, ont pris part aux discussions avec les institutions congolaises.

Ces échanges ont rapidement débouché sur des rencontres B2B, permettant de transformer les discussions institutionnelles en opportunités d’affaires concrètes, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.
Plus tôt dans la journée, la Directrice générale de l’ANAPI avait également participé à la cérémonie inaugurale marquée par la coupure symbolique du ruban et la visite des stands. Les allocutions de Bertrand Bisengimana, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise, et de Robert Malumba Kalombo, président national de la Fédération des entreprises du Congo, ont rappelé la nécessité de bâtir un climat des affaires stable, compétitif et propice à l’émergence de champions nationaux.
L’édition 2026 met en lumière plusieurs secteurs stratégiques entre autres mines et ressources naturelles, énergie et transition énergétique, infrastructures et ville durable, logistique, numérique ainsi que l’agro-industrie, reflétant à la fois le potentiel économique du pays et les opportunités de coopération avec les partenaires français.
Les échanges se sont poursuivis lors d’un déjeuner de travail organisé par l’ambassade de France, réunissant notamment le VPM Mukoko Samba, des représentants du MEDEF, de la FEC et des autorités congolaises. À cette occasion, l’ANAPI a renforcé son rôle de facilitateur en apportant des éclairages précis sur les opportunités d’investissement et les réformes en cours.

À travers cette 9ᵉ édition, l’ANAPI confirme son positionnement comme un pilier de la diplomatie économique congolaise. Plus qu’un simple organe de promotion, elle s’affirme comme un véritable catalyseur de projets pour transformer l’intérêt des investisseurs en engagements concrets, durables et créateurs de valeur pour la RDC.
Lydia Mangala


