La République démocratique du Congo a une nouvelle fois porté sa voix sur la scène énergétique internationale. À l’occasion du Forum « Invest in African Energy 2026 », organisé à Paris, le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a pris part à un panel ministériel réunissant décideurs publics, investisseurs et industriels autour des défis liés au financement et à la sécurité énergétique en Afrique.
Dans une intervention à la fois technique et stratégique, le ministre congolais a mis en lumière l’immense potentiel énergétique de la RDC, désormais estimé à 167 000 mégawatts, répartis sur plus de 3 000 sites à travers le pays. Un chiffre issu d’une étude menée par le cabinet Artelia, avec l’appui de la Banque mondiale.

Pour Kinshasa, le défi n’est plus de démontrer le potentiel, mais de le transformer en capacités réelles au service du développement. Le ministre a ainsi insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des projets énergétiques en cours, tout en poursuivant les réformes engagées dans le cadre du Compact Énergie.
La RDC affirme vouloir changer de paradigme en matière de coopération. Il ne s’agit plus simplement d’attirer des investisseurs, mais de construire de véritables partenariats de transformation. Le ministre a appelé à des engagements durables capables de soutenir la croissance économique du pays.
Au cœur de cette stratégie, le site d’Inga reste un pilier incontournable. Véritable colonne vertébrale du système énergétique congolais, il incarne les ambitions de la RDC sur le long terme. Parallèlement, le gouvernement entend avancer de manière pragmatique avec des projets à impact plus immédiat, tels que Pioka (6 450 MW), Katende (64 MW) et Tshopo I & II (40 MW).
Ces initiatives visent notamment à accompagner l’essor du secteur minier et à soutenir la transformation locale des ressources, en garantissant un accès plus stable et plus large à l’électricité.

À Paris, la RDC n’est donc pas venue vendre un potentiel, mais défendre la vision d’un pays déterminé à convertir ses ressources naturelles en leviers concrets de développement, afin de passer des promesses aux réalisations, dans un contexte où l’énergie demeure l’un des principaux moteurs de la croissance en Afrique.
Lydia Mangala


