Ce mardi 21 avril 2026, le suspense a pris fin au siège de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). À quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures pour le Comité exécutif, un invité de marque a attiré toutes les attentions : Shabani Nonda.
L’ancien capitaine emblématique des Léopards, dont le nom résonne encore dans les travées du Stade Louis-II et de l’AS Monaco, s’est présenté à la Maison du football congolais accompagné d’une équipe restreinte mais visiblement structurée. L’ex-buteur de classe mondiale n’était pas en simple visite : il a officiellement déposé sa candidature pour le fauteuil de président.
Avec cette entrée en lice, Shabani Nonda redistribue les cartes d’un scrutin déjà très disputé. Son profil, à la fois ancré dans le vécu du terrain et enrichi par une expérience internationale de haut niveau, apporte une nouvelle dimension à la course. Jusqu’ici, le paysage électoral semblait se structurer autour de deux figures majeures : Aziz Makukula, ancien international portugais misant sur la réforme et la proximité avec les joueurs, et Max Mayaka, dirigeant sportif reconnu pour sa maîtrise des rouages administratifs du football local.
L’enjeu de cette élection est considérable. Après une période de transition mouvementée, sous la surveillance de la FIFA et de la CAF, la FECOFA est à la recherche d’un nouveau souffle pour professionnaliser ses compétitions et stabiliser ses sélections nationales.
La candidature de Nonda est perçue par de nombreux observateurs comme un signal fort du retour des anciens internationaux au cœur de la gouvernance du football congolais. Reste à savoir si son aura et son parcours suffiront à convaincre les grands électeurs, souvent sensibles aux équilibres et alliances internes.
La clôture du dépôt des dossiers, prévue ce mardi en fin de journée, devrait permettre de connaître la liste définitive des candidats. Une chose est sûre : avec Shabani Nonda dans l’arène, la course à la présidence de la FECOFA s’annonce plus ouverte et électrique que jamais.
Josaphat Mayi


