À la suite de sa libération, Platini Sadisa a livré un témoignage troublant sur les conditions de sa détention au camp Kokolo, à Kinshasa. Ses déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, continuent de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Selon son récit, le chauffeur affirme avoir été interpellé à son domicile par des militaires, présentés comme des éléments de la Police militaire, avant d’être conduit de force chez la chanteuse congolaise Rebo. Il soutient avoir ensuite été retenu contre son gré et soumis à des actes de violence.
Dans sa déposition, Platini Sadisa déclare avoir été « roué de coups » et contraint de faire des aveux sous la pression. Il affirme que ces agissements auraient été exécutés sur instruction présumée de l’artiste, une accusation qui reste à établir par les autorités judiciaires.
Le chauffeur rejette toute implication dans un éventuel vol au préjudice de la chanteuse. Il réclame la diffusion d’images de vidéosurveillance qui, selon lui, pourraient attester de son innocence, notamment en démontrant qu’il n’a jamais fouillé les biens de l’artiste.
Concernant la vidéo dans laquelle il reconnaît les faits, il explique que ses propos auraient été obtenus sous la contrainte. Il affirme que cet aveu lui aurait été extorqué en échange de sa libération, après le paiement de 500 dollars américains et la signature forcée d’une quittance de 3 000 dollars.
Face à la gravité de ces allégations, l’affaire a pris une tournure judiciaire. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a saisi la justice militaire afin qu’une enquête soit ouverte. Plusieurs médias congolais indiquent également que des investigations sont en cours concernant l’ensemble de ce dossier.
Cette affaire, désormais entre les mains de la justice, devrait permettre de faire toute la lumière sur les faits et d’établir les responsabilités éventuelles.
Joëlle Luniongo


