La députée nationale Christelle Vuanga a vivement critiqué la gestion communicationnelle du gouvernement face aux violations des droits humains, dénonçant des prises de position « sélectives et discriminatoires », notamment sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration rendue publique, l’élue s’interroge sur les critères qui président aux réactions officielles des autorités. Elle cite en exemple le cas d’un enfant tué dans la commune de Kisenso, qui, selon elle, n’a suscité aucun communiqué officiel.
« Les communiqués qui émanent de nos ministres (…) sont sélectifs et discriminatoires. Un enfant a été tué à Kisenso, aucun communiqué. Sur base de quels critères réagissez-vous ? », a-t-elle questionné.
Au-delà de la communication gouvernementale, la parlementaire appelle à un recentrage sur les missions fondamentales des institutions. Elle rappelle que le rôle des ministres ne doit pas se limiter à des réactions ponctuelles, mais s’inscrire dans une approche structurelle et durable.
« Le rôle des ministres est avant tout structurel : renforcer durablement la justice, réformer l’armée et la police, et garantir des institutions réellement respectueuses des droits humains », a-t-elle insisté.
Pour Christelle Vuanga, les réponses aux préoccupations des citoyens doivent dépasser le cadre des déclarations publiques. Elle plaide pour des réformes profondes capables d’apporter des solutions systémiques, efficaces et pérennes aux défis sécuritaires et judiciaires du pays.
« Au-delà des prises de position, il est essentiel d’agir en profondeur afin que chaque préoccupation des citoyens trouve une réponse systémique », a-t-elle conclu, appelant à une gouvernance plus équitable et cohérente en matière de protection des droits humains.
Cette sortie intervient dans un contexte où les questions de sécurité et de respect des droits fondamentaux demeurent au cœur du débat public en République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


