La République démocratique du Congo consolide sa présence au sein des instances régionales africaines. La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a été élue rapporteure du bureau ministériel lors de la 13e réunion des ministres du Genre du COMESA, le jeudi 16 avril 2026, à Addis-Abeba.
Cette élection confère à la RDC un rôle clé dans le suivi, la structuration et l’évaluation des engagements pris par les États membres en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Elle place également le pays dans une position d’observation privilégiée des politiques publiques régionales liées au genre, tout en lui donnant la possibilité d’influencer les orientations stratégiques à venir.
Au-delà de la portée institutionnelle, cette désignation traduit une reconnaissance des efforts fournis par la RDC pour faire progresser la place des femmes dans la société. Des avancées notables sont observées dans l’autonomisation économique, la promotion de l’entrepreneuriat féminin, ainsi que l’intégration progressive de l’approche genre dans les politiques publiques. Malgré ces progrès, les défis restent nombreux, notamment en matière de violences basées sur le genre et d’accès équitable aux opportunités.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte où la question du genre occupe une place croissante dans les priorités africaines, avec une exigence accrue de résultats concrets. La RDC, forte de son poids démographique et de son potentiel économique, entend désormais jouer un rôle moteur dans la consolidation de ces engagements à l’échelle régionale.
Prenant la parole après son élection, la ministre a tenu à exprimer à la fois son émotion et la conscience de la responsabilité qui lui incombe. Elle a souligné le caractère symbolique et stratégique de cette désignation pour son pays.
« C’est avec une immense fierté et un sens aigu de mes fonctions que j’assume désormais, au nom de la République démocratique du Congo, la mission de Rapporteur du Bureau ministériel », a-t-elle déclaré.

Elle a tenu à mettre en lumière l’impulsion politique donnée au plus haut niveau de l’État, qu’elle considère comme déterminante dans les avancées observées. Elle a rendu un hommage appuyé au leadership national sur les questions liées à l’égalité et à la dignité de la femme.
« Ce rayonnement international est avant tout le fruit de la vision audacieuse du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-elle reconnu.
L ministre a également porté un message sur les défis encore à relever, notamment en matière de protection des femmes. Elle a insisté sur la nécessité d’une réponse collective, coordonnée et durable à l’échelle régionale.
« J’ai appelé à une coopération régionale sans faille pour éradiquer les violences basées sur le genre, afin que la dignité de la femme demeure le socle de notre développement commun », a-t-elle souligné.

Par cette élection, la RDC renforce sa crédibilité et sa capacité d’influence au sein du COMESA. Elle confirme également sa volonté de peser davantage dans les débats africains relatifs aux droits des femmes, à l’inclusion sociale et à la justice économique.
Dans un environnement régional en quête de solutions durables, la voix congolaise apparaît désormais comme un relais important pour porter des engagements concrets, promouvoir une coopération renforcée et défendre une vision du développement fondée sur l’égalité, la dignité et la participation pleine des femmes.
Lydia Mangala


